Contactez-nous instagram twitter facebook courriel

Archives du mot-clé souvenirs

Carnet d’adresses, partie 2

Tu pensais que c’était une joke, hein, quand je disais qu’il allait y avoir une deuxième partie!?

Tiens-toé bin, voici le reste de ma liste!

La Fresque Desjardins de Beauport

fresqueSi vous connaissez bien Québec, vous savez que plusieurs magnifiques fresques se cachent un peu partout afin d’imager notre si riche histoire! Eh bien, Beauport n’est pas en reste et a même la sienne!

fresque2

Certains personnages sont à l’extérieur de l’oeuvre! C’est l’effet trompe-l’oeil.

La Fresque Desjardins de Beauport est une fresque trompe-l’œil qui a été réalisée par les Maîtres Muralistes Canadiens afin de mettre en scène les moments importants de l’histoire de mon beau quartier depuis sa fondation en 1634.

Ainsi, on peut apercevoir sur l’œuvre le Manoir Montmorency, le couvent de Beauport, Jean-Paul Lemieux, Étienne Parent et bien d’autres!

Elle se trouve à l’ancien hôtel de ville de Beauport, sur l’une des façades de la maison Rainville.

 

Parc Juchereau

parc3

Tout juste derrière le Gailuron, avant le parc de la rivère Beauport et à côté du champ des Pères, le parc Juchereau est un tout petit endroit où petits et grands peuvent s’amuser.

Il y a plusieurs modules de jeux, un genre de chalet où les scouts se réunissent, un jardin communautaire, une aire d’entraînement extérieure et des terrains de pétanque! Eh oui, au grand bonheur des résidents de la maison de retraite juste à côté!parc4

Anecdote : Quand j’avais 5 ans, ma mère a glissé dans la petite côte qui permet de descendre jusqu’aux balançoires. Elle s’est cassé la jambe. Je me souviens avoir vécu un de mes tous premiers moments de malaise. Je ne savais pas trop quoi faire, quoi dire. Heureusement, un passant a pu téléphoner aux secours à la cabine téléphonique tout près de là. J’ai ainsi fait un tour d’ambulance. L’ambulancier a même fait retentir les sirènes de son véhicule de secours juste pour moi.

 

Señor Sombrero

senorSitué à deux pas de chez mes parents, ce petit restaurant mexicain, qui a l’air un peu perdu sur le bord de l’avenue Royale, m’a longtemps intriguée!

Après ma première visite, j’ai compris pourquoi ce resto connaît un véritable succès dans le Vieux-Beauport. Je vous jure, n’essayez pas d’y aller sans réservation, vous devrez rebrousser chemin!

Quoiqu’un peu cliché dans sa déco, l’endroit est à l’image du Mexique avec ses couleurs chaudes et les petites lumières qui pendent du plafond. Côté nourriture, on a droit à une véritable cuisine mexicaine! On y offre aussi une belle sélection de bières et de drinks afin d’accompagner votre repas.

Pour vrai, l’été prochain, je vous suggère d’aller y faire un tour et de prendre une p’tite molle à la Crèmerie Chocolat Royal!

 

Pizzagalli

Pizzagalli est l’exemple parfait du petit resto de quartier! Annexée à une demeure, la pizzeria a

C'est toujours dans les endroits les plus modestes que l'on fait les meilleures découvertes!

C’est toujours dans les endroits les plus modestes que l’on fait les meilleures découvertes!

au plus une vingtaine de places assises dans sa salle à manger. Les employés sont toujours amicaux et accueillants et leurs pizzas sont vraiment savoureuses!

Autant du côté de la pâte, de la sauce que des garnitures, tout est frais!

Bien que je m’en tienne habituellement aux classiques pepperoni-fromage et garnie, elles valent le détour.

 

Parc Monseigneur-Robert

OMG! Une glissade dinosaur!

OMG! Une glissade dinosaure!

J’ai passé presque l’entièreté de mon enfance dans ce parc. Mon école primaire était juste en bas de la côte et j’ai fréquenté le terrain de jeu qui y donnait accès. De plus, c’est là qu’on retrouve la piscine municipale, en plus d’un autre terrain de baseball!

La vue sur Québec y est vraiment super, et je me souviens être souvent allée me balancer avec ma mère avant d’écouter Fort Boyard.

Anecdote : J’allais au parc avec mes deux amies, les sœurs Anne-Sophie et Sabrina. À un moment donné, après notre baignade, on est allées se rouler dans l’herbe de la petite colline qui entoure la piscine. Ce fut la dernière fois. Mes amies ont roulé dans la merde de chien toute liquéfiée par la chaleur de juillet. Quel souvenir!

parc

/\/\/\

Voilà, c’est ce qui fait le tour de mon petit carnet d’adresses! Évidemment, il y a encore plusieurs endroits à découvrir dans mon quartier, mais j’espère que ce petit échantillon vous aura donné le goût de parcourir ses rues.

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient

Maison O'Neill, 2015. Photo: Catherine Ferland

Maison O’Neill, 2015. Photo : Catherine Ferland

Pour amorcer ma série de billets dans le cadre de la Revengeance, j’ai pris position en faveur des arts et de la culture d’ici. Il y a d’ailleurs eu un écho inattendu et intéressant à ce billet! Dans un esprit similaire, j’ai choisi de conclure avec un autre plaidoyer, cette fois en faveur de la conscience historique. L’avenir et le passé, consolidés par un présent solide et fort.

Je vais donc vous jaser de ce qui a été, de ce qui est… et de ce qui pourrait être.

Mon quartier, à Duberger–Les Saules, a une histoire relativement récente. Longtemps lieu de passage jalonné de terres agricoles et de quelques fermes, il n’a vraiment commencé à exister comme entité municipale qu’au 20e siècle. Le boulevard Wilfrid-Hamel (route 138) emprunte d’ailleurs le tracé de l’ancien chemin du Roy qui reliait Québec à Montréal.

Ça a changé, n’est-ce pas?

Mais si l’histoire de Duberger–Les Saules est plutôt neuve, il existe tout de même des éléments historiques qui méritent d’être patrimonialisés.

Oh, attendez. Quessé ça, le patrimoine? Quossa donne? Et c’est quoi la différence entre histoire et patrimoine?

Le patrimoine, qu'ossa donne?

J’ai bien sûr détourné l’expression originale… On verra ou reverra avec bonheur le célèbre monologue de Deschamps au http://www.tagtele.com/videos/voir/29733/

En gros, le patrimoine, c’est une trace du passé qu’on décide de préserver pour nous et surtout pour les générations futures. Ça peut être bien des choses, comme un objet, une pratique culturelle, une chanson et bien sûr un bâtiment.

Le mot central : CHOISIR. De préserver.

C’est pour ça que le patrimoine en dit long sur l’identité d’un peuple à deux niveaux : sur le passé de ce peuple mais aussi sur l’époque qui choisit (ou non) d’en préserver des témoignages pour la postérité.

Une petite parenthèse s’impose.

Allons-y avec un exemple. Au 19e siècle, tout le monde occidental a été pris d’une frénésie de modernisme. On était emballé par le progrès et les possibilités de l’industrialisation qui semblaient infinies, alors les « vieilles affaires » des temps passés ont bien failli disparaître. Imaginez une minute… Et si les Grecs avaient succombé à cette lubie et avaient décidé de démolir les temples et monuments construits au temps de Périclès, que resterait-il du patrimoine bâti de la Grèce ancienne? À Québec, nous avons bien failli perdre les anciennes fortifications (oui, les murs, les portes Saint-Louis et Saint-Jean… tout) car ces structures étaient considérées comme des vieilleries et des entraves au progrès! Sans l’intervention de lord Dufferin, Québec aurait perdu son caractère de ville fortifiée. Et n’aurait pas été classée ville du patrimoine mondial par l’UNESCO en 1985.

Naturellement, les interventions sont inévitables et ne s’avèrent pas toutes malheureuses. À Paris, toujours au 19e siècle, le baron Haussmann a changé pour toujours la face de la ville. Les larges boulevards qu’il a fait percer et les édifices de six étages qui les bordent font maintenant partie de l’identité visuelle de la Ville Lumière.

Bon, après cette looooongue parenthèse (on peut certes faire ressortir la duchesse de l’historienne, mais pas faire sortir l’historienne de la duchesse pour autant!) j’en reviens à Duberger–Les Saules.

La Maison Dion-Lecointe au 3475, Saint-Léandre

La Maison Dion-Lecointe au 3475, Saint-Léandre

À ce jour, nous avons ici quatre bâtiments identifiés comme ayant une valeur patrimoniale :

  • La Maison O’Neill, située au 3160, boulevard Wilfrid-Hamel (construite vers 1860) ()
  • La Maison Dion-Lecointe, située au 3475, avenue Saint-Léandre (construite vers 1840)
  • La maison située au 4335, rue Michelet (construite en 1835 et abritant maintenant l’Auberge Douceurs Belges)
  • La Villa Livernois, située au 2390, boulevard Masson

J’aimerais m’attarder au cas de la Villa Livernois.

Construite en 1905 pour Jules-Ernest Livernois, membre de la célèbre famille de photographes de Québec, ce qui était d’abord un modeste chalet a été transformé en villa servant de résidence d’été. Elle a ensuite été la propriété du docteur Brown. Acquise par une communauté religieuse, les auxiliaires franciscaines de Saint-Augustin, la vaste maison a été convertie en résidence pour personnes âgées dans les années 1960.

La Villa Livernois au tournant du 20e siècle

La Villa Livernois au tournant du 20e siècle

Bien que reconnue comme patrimoniale par la ville de Québec, son avenir semble très incertain. Le bâtiment est très détérioré et demandera sans doute des investissements importants pour retrouver sa splendeur d’antan… avec une vocation contemporaine. Le fait qu’il soit situé en zone inondable est aussi un problème.

Pour ma part, j’y verrais bien une reconversion trippante effectuée dans le respect du lieu. Pourquoi pas quelque chose d’analogue à ce qu’ont réalisé mes amis du Sento Spa dans l’ancienne demeure ancestrale de Hans Denaston Breakey, à Breakeyville?

Si le défi est immense, le potentiel l’est tout autant. Qu’est-ce que 2015 choisira de préserver pour les générations futures? Quels actes, quelles décisions allons-nous léguer?

À suivre…

D’ailleurs, MERCI de m’avoir suivie tout au long des dernières semaines! Continuez d’être curieux de votre histoire et de votre culture… et j’aurai ainsi le sentiment d’avoir bien utilisé cette magnifique opportunité de parole qu’est la Revengeance des duchesses!

Bises.

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise 2015

Comme les bonus qui suivent le générique de certains films, voici un petit cadeau pour avoir lu jusqu’à la fin : LA géniale carte aérienne interactive pour voir de quoi avait l’air la région de Québec en 1948! Oui, vous pouvez aller zoomer votre quartier!!!

Pour en savoir plus :

Fiche toponymique sur le quartier Duberger–Les Saules, Commission de toponymie, Québec.

Ville de Québec. Neufchâtel, Duberger, Les Saules : de seigneurie en banlieue, Les quartiers de Québec, 1988.

Sur les bâtiments patrimoniaux à Duberger–Les Saules : RÈGLEMENT R.V.Q. 2239, Ville de Québec, Service des affaires juridiques, automne 2014.

Sur la villa Livernois : Isabelle Chabot, « La Villa Livernois protégée par la Ville », Québec Hebdo, 21 octobre 2014.

Et merci au super groupe facebook Quartier Les Saules, comportant plus de 1600 membres, où j’ai trouvé des précisions très précieuses pour préparer ce billet!

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Carnet d’adresses, partie 1

Franchement! Vous pensiez tout de même pas que j’allais vous laisser sans vous partager les best places downtown Beauport? Parce que oui, on a quand même des commerces dignes de mention dans notre bon vieux Beauport!

Voici la première de deux parties des p’tits trésors cachés de Beauport!

 

Crèmerie Chocolat Royal

Une partie de la terrasse!

Une partie de la terrasse!

Pour vrai, le sucre ça me connaît! Par contre, je n’ai jamais été une fan de crème glacée. C’est pourquoi j’aime particulièrement cette crèmerie : elle me fait aimer ce petit délice estival!

Ok, leurs crèmes à glace ne sont peut-être pas aussi fancy que celles du Chocolat Favoris, mais pour vrai ça vaut le détour. Leurs saveurs de crème molle se comptent par dizaines et elles sont toutes franchement bonnes! (Ok, j’ai pas goûté à toute toute, mais j’en suis certaine!)crèmerie

Mon parfum préféré, c’est sans contredit la molle au chocolat allemand. Et, quand je me sens wild, j’ajoute des fraises dessus.

Je vous le dis, ça vaut la peine de faire un voyage de 800 pour s’y rendre! Il y a une belle et grande terrasse chauffée et la vue sur le fleuve est très jolie. Juste pour vous dire, chaque jour il y a des files de gens qui attendent pour avoir leur précieuse coupe-glacée! Pis à Beauport, on est pas du genre à se déplacer pour rien!

 

Parc du Fargy

Tellement old school.

Tellement old school.

Le parc du Fargy, c’est un peu un parc multi-plaisir. Il y a un terrain de baseball, un autre de tennis, pleins de modules de jeux et il se trouve tout juste à côté d’un aréna, d’un skatepark et d’uns piscine intérieure. Le meilleur des mondes s’y trouve!

Anecdote : Quand j’étais petite, j’étais vraiment petite. J’ai donc pu profiter des balançoires pour bébé (je sais trop pas comment ça s’appelle, mais tu peux passer tes pattes dans des trous, genre) vraiment longtemps. Un jour, j’étais avec Maman Savoie et la fille d’une de ses amies. Elle aussi, elle voulait se balancer là-dedans. Mais elle n’a jamais été capable d’en sortir. On a appelé les pompiers. Ça me fait encore rire aujourd’hui.

Aperçu du terrain de baseball...

Aperçu du terrain de baseball…

 

Pizza Giffard

Much vintage!

Much vintage!

De nos jours, les pizza fancy et gastronomiques sont pas mal à la mode. Cette tendance ne s’est toutefois pas vraiment amenée jusqu’à Beauport. Nous on est toujours pas mal into les pizz grasses et dégoulinantes de saveurs.

Ainsi, tout bon Beauportois est en amour par-dessus la tête avec Pizza Giffard! Pour vrai, si tu veux une pizz avec deux centimètres d’épais de pepperonis surmontés d’un centimètre de fromage, call le 663-6373. Tu me remercieras après.

 

pizz1

 

Maison Girardin

girardin

La Maison Giradin c’est un vrai petit bijou. Cet endroit à lui seul permet de faire un saut dans le passé et de se laisser transporter quelque part au tout début de notre Québec. En bref, elle a été construite vers 1800, en 1977 le gouvernement du Québec la classe monument historique, et en 1985 le gouvernement du Canada la désigne bâtiment historique d’importance nationale.

Quand même, hein!

Aujourd’hui, c’est la Société d’art et d’histoire de Beauport qui s’occupe de l’animation.

Derrière la Maison, il y a souvent des spectacles!

Derrière la Maison, il y a souvent des spectacles!

Toute l’année on y retrouve des activités pour toute la famille en plus des activités spéciales organisées selon les fêtes populaires. Son terrain est aussi un lieu parfait pour pique-niquer! L’été venu, les lilas qui l’entourent relâchent leurs arômes envoûtants et laissent planer un sentiment de bien-être comme peu d’endroits y arrivent.

 

Mini-putt Beauport

miniLieu par excellence pour quiconque désire mettre un peu de compétitivité dans sa vie. Le Mini-putt Beauport laisse place à la frustration et à la détermination avec son parcours de « 18 trous de compétition ». Pour vrai, j’aime cet endroit pour les souvenirs qui y sont rattachés. Mais disons qu’il serait dû pour quelques rénos!

En fait, peut-être pas. Ça lui arracherait son cachet si beauportois.

D’ailleurs, c’est un des derniers endroits qui vendaient la VRAIE Slush Puppie. Tssay, celle avec de la glace concassée et du sirop chimique qui goûtait le ciel! Ça fait trop longtemps que j’y suis allée pour vous dire s’ils en vendent encore… mais j’ai le vague espoir que oui!

 

Brûlerie Le Café de la poste

Eh oui, à Beauport on a même une brûlerie!poste

Situé à l’intérieur d’un ancien garage, le commerce a une façade plutôt simple. Mais, cela abrite un endroit chaleureux où l’on peut tranquillement déguster un bon café! Douillet et agrémenté d’un foyer, c’est un bel endroit pour discuter entre amis ou en amoureux.

Puisque c’est également une maison de torréfaction, l’endroit inonde le quartier chaque matin de ses douces odeurs de café! Les propriétaires vous proposent un choix de 60 cafés différents que vous pouvez vous procurer en sac! Pour tous les goûts!

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Madame Michelle

Couvent Saint-Malo

Couvent Saint-Malo

Madame Michelle, elle aime les chats blancs sur les divans, le spaghetti avec des champignons dedans et la neige soufflée qui danse à s’en essouffler.

Madame Michelle, elle habite Saint-Sauvé depuis belle lurette, depuis que sa maman s’est retrouvée à s’occuper seule de ses enfants, depuis qu’avec ses tresses elle partit au couvent.

Elle avait 10 ans.

Le couvent, c’est aujourd’hui l’école primaire Saint-Malo, y a-t-il une ambiance féminine, empreinte des rires complices des petites filles ? Demandons à nos 2015 enfants.

Les garçons eux faisaient école en face, oui, aujourd’hui c’est bien un HLM, mais avant c’était Le Collège de son nom, avant la frontière des deux sexes des deux jeunesses se nommait Marie-de-l’Incarnation.

Des enfants partout, tantôt de Notre-Dame-de-Pitié de Saint-Malo de Saint-Sauveur partageaient leur heure de dîner pour se rencontrer, échanger, vivre leur quartier.

Ensuite ce fut le secondaire, Marguerite-Bourgeoys, école pour filles encore une fois, aujourd’hui école primaire, avant c’était un endroit pour les grandes, oui, celles qui dans leur cours de couture trichaient avec les longueurs de leurs jupes, celles qui à côté du clocher découvraient leur sentimentalité.

Puis Cardinal-Roy devint mixte, madame Michelle s’en alla près de Victoria, ce fut alors la découverte de l’amour, et le renforcement de son attachement pour Saint-Sauvé. Ainsi…

Une vie à y aimer. Y enfanter. Y donner. Y demeurer.

Un immeuble à soi des échanges une famille des apprentissages et puis. Encourager les petits commerces locaux s’ennuyer des pâtes fraîches de la pâtisserie St-Albert rue Marie-Louise découvrir des nouveaux endroits se réjouir d’entendre son cœur qui bat et puis.

Du haut de sa douce ancestrale maisonnée, raisonner sur ce qu’il y a à améliorer sur ce quartier les taxes cessez de trop augmenter et ne serait-il pas bon de sentir davantage de verdure de ne faire qu’un avec la nature madame Michelle elle aime se promener voir son quartier évoluer les chez-soi rénovés les efforts accumulés les gens respirer leur Saint-Sauvé mais non il faut encore plus respirer.

Respirer comme on l’a toujours fait au parc Dollard, un parc d’histoire qui s’améliore et qui recèle de souvenirs de mélancolie belle de folie.

Reste que si l’on passe la porte de nos maisons de nos logements il y a des cours cachées des espaces clos de verdure de quiétude de tranquillité qui nous poussent à s’aimer mais… jamais assez.

Saint-Sauvé avec toi on peut tout faire à pied madame Michelle te donne cette qualité on est près de toi on est indépendant de l’extérieur on peut se suffire juste à nous deux mon Saint-Sauvé je te le jure même quand je pars travailler que je te quitte pour la Haute-Ville je ne te trompe pas mon cœur est avec toi et en redescendant les marches jusqu’à toi je ne crois pas que je pourrais te quitter.

Après tant d’années.

T’es un peu mon équilibre oui et je crois qu’on est beaux ensemble et avec tous les autres on va t’élever mon quartier, on va t’élever au rang des Dieux tu le mérites tu as travaillé fort et nous tes sujets nous tes Saints-Sauvés…

Regarde, regarde madame Michelle comme elle est belle.

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Moi, ma mère

Maman Savoie et bébé duchesse de Beauport. 1991.

Maman Savoie et bébé duchesse de Beauport, 1991.

Ma mère m’a élevée seule.

Depuis ma naissance en 1991 jusqu’à tout récemment, on a passé l’essentiel des 23 dernières années ensemble. Et, vous l’aurez deviné, en plein cœur des rues du Vieux-Beauport.

Elle a eu quelques chums, mais on va dire qu’ils n’étaient pas mon genre de personne.

Là, je suis contente. Elle a Richard. Lui, je l’aurais sûrement écouté.

Moi, ma mère, c’est une vraie Beauportoise.

Elle a habité dans toutes les rues. Elle connaît presque tout le monde et elle connaît la cartographie de son quartier par cœur.

Mais, ce qui la fait aussi Beauportoise, c’est les coups qu’elle a su essuyer. On dirait qu’à Beauport, si tu l’as pas eu rough un peu, t’es pas dans gang.

Et moi, ma mère, Dieu sait qu’elle en a encaissé, des coups. J’en ai aussi encaissé avec elle. Y’en a aussi qu’elle garde secrets…

Jusqu’à tout récemment, je pensais que toutes ces histoires rocambolesques avaient fait en sorte de nous séparer. Je sentais une tension tellement forte que j’avais l’impression qu’on allait se perdre à tout moment.

Aujourd’hui, dans ma chambre de la rue Saint-Patrick, je me rends bien compte que ça nous a fusionnées et que cette fusion est si brutale et à vif que c’est dur à supporter.

En quittant Beauport, j’ai coupé sec le cordon.

Je me rends compte que ma mère, bin c’est tout ce que j’ai.

Et je repense à tout ce qu’on a vécu. Je me dis « Coudonc, elle était dont bin forte! »

Parce que moi, ma mère, c’est la pro de la débrouillardise et du remontage de pente. Pour vrai, si je peux avoir qu’un seul pour cent de sa force et de sa détermination, je pourrai vraiment tout affronter dans la vie!

C’est ce qui m’amène à parler de mon père.

Moi, mon père, je le connais pas vraiment. Ma mère l’a quitté pour ma sécurité et la sienne.

Des fois, on aime tellement qu’on aime mal.

Puis, il a décidé de s’en aller quand j’avais quelque chose comme 5 ans.

Assez jeune pour m’en souvenir. Pas assez pour le connaître.

Mon père s’est enlevé la vie parce que lui, il a pas trouvé la force de continuer quand les coups venaient de tous bords, tous côtés.

En quittant Beauport, je quitte aussi plein de petites choses qui me rappelaient son existence.

Le dernier appartement qu’il a occupé, il était dans un gros édifice blanc et bleu tout près de l’avenue Royale. Tous les jours, je passais devant.

Quand j’allais à la pharmacie, quand j’allais prendre l’autobus, quand j’allais à l’épicerie.

Tous les jours.

Chaque fois, je me rappelais du bruit de la sonnette, des vieux carreaux, mais surtout de l’odeur qui planait dans l’entrée.

Chaque fois, je me demandais si ça sentait encore la même chose. Mais je trouvais jamais le courage d’aller le vérifier. On dirait que j’avais peur que son fantôme rôde encore quelque part…

En quittant Beauport, je m’éloigne un peu de tout ce qui me passait par la tête quand je voyais ce bloc-là.

Chaque fois, je me demandais ce que mon père faisait tout seul dans son appartement. Qu’est-ce qui avait fait en sorte qu’il se rende jusque-là?

Pourquoi personne avait été là pour lui? Pourquoi il avait pas essayé de s’en sortir?

Si j’avais été plus vieille… Est-ce que j’aurais pu le sauver? Même juste un peu?

Je pense pas que ce soit la faute de personne. C’est arrivé, c’est comme ça.

Cette semaine, c’est la 25e Semaine nationale de prévention du suicide.

Je m’adresse à vous qui avez, dans votre entourage, du monde qui feel pas tout le temps. Du monde qui a la mine basse un peu trop souvent. Du monde qui écrit des statuts Facebook un peu lame, mais qui dans l’fond recherche pas juste de l’attention mais bien de l’aide.

Pis c’est pas toujours facile d’en demander, de l’aide.

Alors, soyons à l’écoute des gens autour de nous. N’ayons pas peur de poser des questions, de nous intéresser aux gens.

Mais, surtout, n’ayons pas peur d’être positifs. De remarquer les bons coups et de trouver des solutions au lieu de toujours pointer les problèmes.

Je suis de ceux qui pensent que le bonheur, c’est une quête individuelle.

Mais je pense aussi qu’on a le devoir de le partager.

Share on FacebookTweet about this on Twitter

Tu sais que t’es allé à La Seigneurie quand…

Photo de groupe, classe de 3e année 1999-2000. École Mgr Robert, voisine de La Seigneurie. Oui, je suis celle avec la robe verte.

Photo de groupe, classe de troisième année 1999-2000. École Monseigneur-Robert, voisine de La Seigneurie. Oui, je suis celle avec la robe verte.

S’il y a un point rassembleur du fait d’avoir grandit à Beauport, c’est bien l’école où tu es allé. À l’école secondaire de La Seigneurie, disons qu’on était quand même fiers de notre établissement et qu’on l’aimait pas mal.

Encore aujourd’hui, près de 10 ans après ma glorieuse graduation (j’ai quand même été dans la première cohorte qui a eu la chance d’avoir une cérémonie de remise de faux diplômes d’études secondaires american style), chaque fois que je rencontre quelqu’un qui est allé à La Seign, on a toujours plein de petits souvenirs qui refont surface.

Voici donc un petit palmarès non exhaustif qui te fait dire que t’es allé à La Seigneurie quand…

  1. Le nom « Madame Brown » te donne encore des frissons et tu sais pas trop pourquoi.
  2. T’as jamais résolu le mystère de quel était le prénom de Madame Brown avant de l’avoir vue dans l’album de finissants.
  3. Tu sais que peu importe le défi mathématique que tu lançais à Mario (le prof de math), c’était certain qu’il allait le résoudre en dedans de 10 secondes. Pas de calculatrice. Pas de feuille. Juste son mental et ses pouvoirs de Jedi.
  4. T’as au moins trois ou quatre amis qui ont badtrippé une partie de leur secondaire 5 à cause de l’Expo science.
  5. La journée pizza à la caf tu te dépêchais vraiment de descendre au 2e pour faire la file pour être un des chanceux à avoir une pizza qui finalement valait pas tant d’efforts. Pour vrai, était quand même dégueu.
  6. Ton prof d’économie distribuait gaiement des condoms à toute la classe parce que c’est « économique » de ne pas avoir d’enfant.
  7. T’as un petit stress quand tu vois une règle en bois. Ça te rappelle le même prof d’économie qui donnait une couple de p’tits coups secs sur le coin de ton bureau quand t’étais dans la lune. Le tout agrémenté de son rire unique et inquiétant.
  8. Ton arrivée à la Seigneurie, c’était une véritable délivrance après avoir passé deux années de marde à l’Académie Sainte-Marie.
  9. Partager un micro-onde c’est tout à fait normal. Surtout avec 10 personnes en même temps. Ça fait qu’en arrivant au cégep, tu comprends pas pourquoi t’es obligé d’attendre 20 minutes pour mettre ton plat à chauffer tout seul.
  10. Jeff.
  11. Réal, ton prof d’anglais, avait une mascotte mi-ours mi-singe du nom de Bernie qui hante encore tes cauchemars.
  12. Tu rencontres des gens qui sont aussi allés à La Seigneurie, les mêmes années que toi et tu les as jamais vus. C’est après que tu te rends compte qu’ils étaient en concentration musique. Ces gens-là existaient juste dans deux couloirs. (Coucou duchesse de Saint-Roch)
  13. Tu trouvais que l’entraîneur-adjoint de natation ressemblait vraiment à Kevin Parent.
  14. Le bain de neige du carnaval de l’école était l’événement que tout bon élève de secondaire 5 ne pouvait manquer.
  15. Ta pause rimait souvent avec « petite galette de patate ».
  16. « CAUCUS! », Michel le prof d’éduc.
  17. T’avais un peu peur des autres jeunes qui venaient de Samuel-de-Champlain.
Share on FacebookTweet about this on Twitter

Merci à nos partenaires