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Archives du mot-clé Poésie

Chez nous paillete copie

La beauté croche

 

La beauté croche.

La beauté de l’ordinaire, la beauté du quotidien, la beauté du laid, du risible. La beauté too much. La beauté 3 pour 3,99. La beauté du pauvre. La beauté tout croche parfois, ok, mais la beauté vraie, la beauté de tout le monde. La beauté pour tout le monde.

De la beauté en spécial. Si t’en achètes 3, j’ten donne 4.
4 beautés pour le prix d’une
Beauté pour emporter
Est-ce que je te mets ta beauté dans un sac?

La beauté amochée
La beauté de la coupe Vanier
La beauté en bédaine dans le parc

La beauté à la pharmacie 24 heures
La beauté 7 jours sur 7
All day, every day
All night loooong
La beauté de ne jamais manquer de rien. La beauté pour les insomniaques,
de jaser avec le gardien de nuit.
Le rayon Beauté

Beauté pas de liquidités
Beauté sous forme de billets pour envoyer à ta famille en Afrique
Beauté vue du haut d’un HLM
La beauté pas maquillée, en coton ouaté, en hiver comme en été.
La beauté tout croche, la beauté sua brosse, la beauté en a mangé toute une.
La vieille beauté plissée, des beautés parkéees dans un CHSLD.

La beauté d’un terrain vague

La beauté pour le monde riche. Des restants de beauté pour les autres. Moins en moins de beauté. La beauté on ne veut pas la voir, elle est ben que trop rendue laide. On s’en va l’entasser à Vanier. Eille bonne idée.

La vraie beauté, la fierté. La beauté à tout casser, la beauté qui a résisté.

À force de regarder le mot beauté, j’ai fini par le trouver laid,
j’ai fini par pu vouloir en entendre parler.
On se parle-tu d’autre chose? On se parle-tu de la vie?
On se parle-tu
de la diversité
On se parle-tu
de la solidarité

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ouvert 24h

Pharmaprix 24 h

*Mon premier poème sur Vanier. Il  a été écrit il y a quelque temps déjà pour mes amis de la revue Le Sacre du Printemps. Je venais tout juste d’arriver à Vanier et le gros évènement du moment, c’était que le Pharmaprix pas loin de chez nous venait de virer 24 h. C’était l’été.

 

Un après-midi sur le bord de la rivière Saint-Charles
les madames en triporteur sont parquées à l’ombre

Un monsieur avec un chandail de BudLight

Des personnes en rollerblades
roulent à toute vitesse

Le Pharmaprix est rendu 24 h
c’est ben plein au service au volant du Tim Hortons
Place Fleur de Lys au gré des saisons
les fast food juste en face

Les voisins jasent dans le parking comme à tous les soirs
pendant que la crème molle dans la bâtisse Fort Boyard
run ben raide

Ville Vanier, tu gagnes à être connue
assise au soleil, j’entends le boulevard Wilfrid-Hamel,
je me sens bien.

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Capture d’écran 2015-02-08 à 13.41.45

Une vision

Une madame en rollerblades,
dans le stationnement du Canadien fatigué.
Elle fait de grands cercles.
Elle danse dans les vagues de chaleur

Moi je suis sûre,
je dis à mon chum
qu’elle écoute Flash Dance dans ses écouteurs

On la regarde un bout de temps.
On est comme figés.
Faut dire qu’elle est belle,
Madame Vanier.

 

 

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Se tenir chaud

Entre Montcalm l’embourgeoisée

Et le Vieux-Québec des cartes postales

Entre Saint-Roch, la déjantée,

Et le Vieux-Port et  ses étals

Dans la haute, les filles sont belles

C’est c’que fredonne Billy Joel.

Uptown girls, les plus chix de Québec

Y paraît qu’c’est c’qui s’dit entre mecs.

Mains glacées

sur café fumant

C’est dans ses cafés

Qu’on y voit les amants

Les balades sur la rue Lavigueur,

N’aidant en rien à calmer les ardeurs.

Il arrive souvent, en chemin

Que se baladent plus que les mains.

Du haut de nos escaliers

Il suffit d’un regard

Pour chasser le brouillard,

Pour se réchauffer.

Arbres givrés

Saint-Jean-Baptiste givré – par Ariane Lapointe-Auger

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Saint-Malo

Saint-Malo.

Saint-Mâle.

Tu miaules du matin au soir.

De tes chats jusqu’aux chattes.

Tu es l’écho des bas fonds.

Le joyau emboué de la Saint-Charles.

Ton ventre expire l’humidité des fins de soirées qui glissent de Saint-Joseph à Saint-Vallier.

Quand les sirènes du port résonnent jusque dans tes murs en carton.

Saint-Mâle mon hiver brun.

Carnaval éteint.

Systèmes d’alarme blindés,

Parc industriel.

Court-circuite-moi,

Soit ma muse.

Ensemble, faisons de toi le Paris des pauvres.

Laisse courir les rats masqués dans tes rues, la Haute dévalera la côte en croyant qu’ils sont chevaux.

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