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La Nature en ville : Duberger–Les Saules a le beau rôle!

Photo d'un chemin qui longe la Saint-Charles

Forêt magique de Brocéliande? Bois sacré des anciens druides? Non : chemin qui longe la rivière Saint-Charles, à 5 minutes de chez moi. La riante et luxuriante canopée se laisse admirer. Photo : Catherine Ferland, juin 2014.

Duberger–Les Saules, c’est une mini-banlieue de Québec. Une sorte de village qui a conservé un petit côté bucolique : s’il est circonscrit par quelques autoroutes, c’est son caractère naturel qui prédomine. Ainsi, l’automobiliste qui s’aventure courageusement sur le boulevard Hamel (et qui fait abstraction des nombreux motels qui le jalonnent… après tout, sous son asphalte et son béton, il s’agissait autrefois du Chemin du Roy!) aura l’agréable surprise de constater que les quartiers au nord et au sud dudit boulevard regorgent de micro-quartiers charmants et d’arbres matures. Des beaux grands saules, évidemment, ce qui justifie en partie le nom du quartier! Mais aussi des dizaines d’essences de végétaux qui abritent une grande population d’oiseaux.

La présence de la rivière Saint-Charles est vraiment évidente. Ça respire, c’est beau. On aime se promener dans le parc linéaire de la rivière, entretenu en toutes saisons.

Je vis aux Saules depuis 2006. Moi, la fille du Lac (j’ai grandi à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean), j’y ai trouvé mes repères, mes repaires et mon air.

Maintenant, si la culture pouvait rencontrer la nature… C’est que mon quartier est encore jeune : ses terres sont anciennes, mais la plupart de ses développements habités datent à peine des années 1950. Il cherche encore sa personnalité. Comment développer une « touche » dubersauloise?

Je pense à des petits commerces de proximité, des boulangeries artisanales et des cafés, qui animeraient la vie de quartier… et inciteraient les gens à aller faire leurs emplettes à pied au lieu de toujours prendre l’auto pour aller au Costco. La mission culturelle de la Maison O’Neill, lieu patrimonial et d’interprétation, pourrait être encore plus soutenue. Des places publiques et des lieux de spectacle pourraient aussi contribuer à la vie dubersauloise.

J’aimerais enfin voir davantage de liens entre la communauté et la population étudiante de l’imposante école secondaire La Camaradière. La jeunesse a son mot à dire dans la construction d’une identité de quartier. Ça m’interpelle puisque j’ai le bonheur d’être maman de trois enfants qui fréquenteront éventuellement la Cama, comme on l’appelle affectueusement par ici.

Quand il est question de Québec, on parle beaucoup de Limoilou, du Vieux-Québec, de Saint-Roch… Dans les prochaines semaines, en tant que revanduchesse dubersauloise, j’ai la ferme intention de mettre mon quartier sur la map. Ça vous tente? À suivre! :-)

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

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