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Définir un mot, le nommer de l’intérieur

Photo@aablacutt, Atelier 2015

Photo : aablacutt, Atelier 2015

Pourquoi participer à la Revengeance des duchesses?

Parce que je veux photo@aablacutt-duchessemontcalm-mnbaq1-champ-de-bataille-autoportrait-webpartager ce que je vois, mais après l’avoir passé sous mes filtres.

Artiste documentariste? C’est une manière de me définir.

Elle part.

Je pars (comme partir sur la route). Toujours de ce qui existe, de ce qui est là, de ce qu’elle a vu.

Travaillant à associer, à documenter et à synthétiser pour raconter.

 

J’ai une formation en recherche-création en arts visuels (maîtrise) sur le thème de la mise en espace de narration utilisant le motif décoratif, la musique et la voix. Puis, j’ai mené de front d’autres activités, réalisatrice, directrice artistique pour la télévision (projet que je conçois en équipe) à caractère culturel, et sur l’actualité (Tout le monde s’en fout et Archipels).
 Aussi, comme assistante artistique au Théâtre de l’Urd et conceptrice de costumes. Je suis créative, oui, mais je veux surtout rendre opérationnelles mes qualités empiriques, c’est-à-dire faire une bonne recherche : trouver des sujets, les étayer et construire sur ces bases une documentation pertinente dans le but d’informer, par le biais de l’image ou du son. La cible : éveiller la curiosité.

Photo@aablacutt, 2015

Photo : aablacutt, chantier 2015

 

 

 

 

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Écrire ou parler

J’ai longuement hésité avant de choisir de faire parler ceux qui font le quartier. Ça me plaît d’entendre des voix, de sentir le flot de la pensée, longue, hésitante. La passion du son de la voix et l’amour de l’émotion brute qui s’expriment librement.

Ni logique ni cohérence.

L’écriture est toujours nécessaire, alors voici la chose nommée.

Une série de billets.

Une série de pièces détachées, des photographies, des trames sonores, de la peinture, etc.

La source de ces billets?

Des vivants.

Ce sont des personnes qui vivent dans le quartier que j’ai rencontrées pour que le mystère qui plane, le silence des plaines et la vie de Montcalm vous soient révélés.

Ce sont aussi des arbres. Ce sont aussi des oiseaux. Ce sont aussi des paysages d’hiver.

Ce sont eux qui m’arrachent à la chaleur de mon atelier.

Une sportive au Musée

Anne-Marie Bouchard est titulaire d’un doctorat en histoire de l’art et de la culture visuelle de l’Université de Montréal. Chargée de cours à la même université depuis 2007, elle a également été boursière postdoctorale des gouvernements du Québec et du Canada. Elle est conservatrice de l’art moderne au MNBAQ et commissaire de l’exposition 1950. Le Québec de la photojournaliste américaine Lida Moser.

Anne-Marie Bouchard

Photo : aablacutt

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De la culture et du métissage

Il y a de nous, là-dedans. Photo: Andrée-Anne Blacutt, 2015.

Il y a de nous, là-dedans. Photo : Andrée-Anne Blacutt, 2015.

Vous me permettrez, chers amis, de démarrer cette série de publications de la Revengeance avec une prise de position claire, un coming out culturel sans ambiguïté. Qui touche tout Québec et englobe par conséquent ce quartier que j’adore et que je représente, Duberger–Les Saules.

Parce qu’en ces temps de réjouissance carnavalesque, où l’on ressuscite pendant quelques semaines la ceinture fléchée et le caribou, je réfléchis intensément à ce qui fait notre spécificité québécoise. À notre identité ici et maintenant, en 2015, autrement dit.

Ça fait déjà un bout que je milite pour faire connaître et aimer la culture québécoise… auprès des Québécois. Parce que voyez-vous, ça me tue de voir notre cinéma vivoter quand les blockbusters américains, même les plus minables, font des salles pleines. Parce que ça me désole de voir des projets comme la comédie musicale Sweeney Todd sombrer dans un gouffre l’empêchant de payer ses artistes et artisans. Parce que je suis triste que d’excellents auteurs et romanciers en soient réduits à travailler comme commis parce qu’ils ne peuvent vivre de leur plume. Des initiatives comme « Le 12 août, j’achète un livre québécois », c’est bien beau, mais que fait-on les 364 autres jours de l’année?

Pour tomber amoureux fou de sa culture, il faut la côtoyer. Au quotidien. Et la faire découvrir aux autres. Et la consommer. Ce n’est pas dur à comprendre : il faut consommer (ouh, le vilain mot… mais oui, il s’agit bien de cela puisque ça implique votre portefeuille et le choix de l’utiliser) cette culture dont on s’enorgueillit.

C’est pour cette raison que je me fais un plaisir et un devoir, en tant que citoyenne et maman, de mettre mes enfants en contact avec ce bouillonnement culturel chaque fois que la chose est possible. L’occasion était fort belle ce samedi 31 janvier 2015 puisque nous avons eu l’opportunité de participer à un atelier de création de tissage de crazy carpets dans cet écrin magnifique qu’est le Musée national des beaux-arts du Québec. Dans le cadre de la Revengeance, en plus! :D

J’y ai vu quelque chose de beau.

Des lisières de « crises carpettes », comme on le disait quand j’étais petite (!), intercalées de rubans de feutrine et de brins de laine, tissées sur de petits métiers par des gens de tous âges, du bambin à la préado jusqu’aux adultes qui s’y mettaient avec application. Les carrés ainsi créés ont ensuite été réunis au mur pour réaliser une immense écharpe colorée. Beau, vous disais-je. Et formidable métaphore de notre culture.

De nos jours, le Québécois « pure laine » est plus une figure folklorique qu’autre chose. Un reliquat sentant vaguement la boule à mites. L’authentique, le VRAI Québécois me fait plutôt penser à ces carrés assemblés hier. Synthèse de l’ancien – laine, feutrine, ficelle – et du moderne – lanières de plastique de toutes les couleurs. De la souplesse et de la résistance. De l’opiniâtreté et de la résilience. Du neuf et de l’usagé. De l’uni et du bigarré.

C’est un peu croche, parfois, mais dans cette hétérogénéité réside justement notre beauté. Séparément mais surtout ensemble.

On est comme ça, ne trouvez-vous pas? ET MAUDIT QU’ON EST BEAUX.

Soyons fiers d’être cet amalgame d’influences, d’origines, de couleurs.

Nous retrouvons ces traces de nous-mêmes dans ce miroir que nous tendent nos artistes, nos dramaturges, nos écrivains. On est eux, ils sont nous. De grâce, osez mettre quelques-uns de vos précieux dollars « divertissement » dans la culture de Québec. Et incitez vos proches, parents, amis, enfants, à le faire.

Que nourrir notre culture devienne une seconde nature. Ensemble, gens de tous les fabuleux quartiers de notre belle ville, nous pourrions y arriver.

À très bientôt. Bises.

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

P.-S. – Allez donc voir la fameuse ceinture fléchée ainsi que les œuvres audacieuses réalisées par des artistes d’ici à partir de crazy carpets! Au Musée national des beaux-arts de Québec jusqu’au 13 février 2015. Entrée gratuite pour cette expo.

P.P.-S. –  Merci à Andrée-Anne Blacutt, artiste et duchesse de Montcalm, pour la première photo de cet article. Puisque le musée est dans ton duché, ce n’est que justice! :)

 

 

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