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La revengeance des duchesses

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  • Émilie Rioux (Limoilou) (27%)
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  • Catherine Ferland (Duberger–Les Saules) (26%)
  • | 2 151 Votes
  • Jeanne Larocque-Jeffrey (Saint-Jean-Baptiste) (12%)
  • | 991 Votes
  • Isabelle Cormier (Saint-Roch) (10%)
  • | 850 Votes
  • Andréanne Wahlman (Saint-Sauveur) (6%)
  • | 462 Votes
  • Marie-Claude Savoie (Beauport) (6%)
  • | 456 Votes
  • Arthy Le Robot (Saint-Malo) (5%)
  • | 410 Votes
  • Jessica Landry (Ville Vanier) (4%)
  • | 361 Votes
  • Andrée-Anne Blacutt (Montcalm) (4%)
  • | 314 Votes

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Catherine Ferland

Duberger–Les Saules

 

Pour savoir où on va, il faut savoir d’où on vient

Maison O'Neill, 2015. Photo: Catherine Ferland

Maison O’Neill, 2015. Photo : Catherine Ferland

Pour amorcer ma série de billets dans le cadre de la Revengeance, j’ai pris position en faveur des arts et de la culture d’ici. Il y a d’ailleurs eu un écho inattendu et intéressant à ce billet! Dans un esprit similaire, j’ai choisi de conclure avec un autre plaidoyer, cette fois en faveur de la conscience historique. L’avenir et le passé, consolidés par un présent solide et fort.

Je vais donc vous jaser de ce qui a été, de ce qui est… et de ce qui pourrait être.

Mon quartier, à Duberger–Les Saules, a une histoire relativement récente. Longtemps lieu de passage jalonné de terres agricoles et de quelques fermes, il n’a vraiment commencé à exister comme entité municipale qu’au 20e siècle. Le boulevard Wilfrid-Hamel (route 138) emprunte d’ailleurs le tracé de l’ancien chemin du Roy qui reliait Québec à Montréal.

Ça a changé, n’est-ce pas?

Mais si l’histoire de Duberger–Les Saules est plutôt neuve, il existe tout de même des éléments historiques qui méritent d’être patrimonialisés.

Oh, attendez. Quessé ça, le patrimoine? Quossa donne? Et c’est quoi la différence entre histoire et patrimoine?

Le patrimoine, qu'ossa donne?

J’ai bien sûr détourné l’expression originale… On verra ou reverra avec bonheur le célèbre monologue de Deschamps au http://www.tagtele.com/videos/voir/29733/

En gros, le patrimoine, c’est une trace du passé qu’on décide de préserver pour nous et surtout pour les générations futures. Ça peut être bien des choses, comme un objet, une pratique culturelle, une chanson et bien sûr un bâtiment.

Le mot central : CHOISIR. De préserver.

C’est pour ça que le patrimoine en dit long sur l’identité d’un peuple à deux niveaux : sur le passé de ce peuple mais aussi sur l’époque qui choisit (ou non) d’en préserver des témoignages pour la postérité.

Une petite parenthèse s’impose.

Allons-y avec un exemple. Au 19e siècle, tout le monde occidental a été pris d’une frénésie de modernisme. On était emballé par le progrès et les possibilités de l’industrialisation qui semblaient infinies, alors les « vieilles affaires » des temps passés ont bien failli disparaître. Imaginez une minute… Et si les Grecs avaient succombé à cette lubie et avaient décidé de démolir les temples et monuments construits au temps de Périclès, que resterait-il du patrimoine bâti de la Grèce ancienne? À Québec, nous avons bien failli perdre les anciennes fortifications (oui, les murs, les portes Saint-Louis et Saint-Jean… tout) car ces structures étaient considérées comme des vieilleries et des entraves au progrès! Sans l’intervention de lord Dufferin, Québec aurait perdu son caractère de ville fortifiée. Et n’aurait pas été classée ville du patrimoine mondial par l’UNESCO en 1985.

Naturellement, les interventions sont inévitables et ne s’avèrent pas toutes malheureuses. À Paris, toujours au 19e siècle, le baron Haussmann a changé pour toujours la face de la ville. Les larges boulevards qu’il a fait percer et les édifices de six étages qui les bordent font maintenant partie de l’identité visuelle de la Ville Lumière.

Bon, après cette looooongue parenthèse (on peut certes faire ressortir la duchesse de l’historienne, mais pas faire sortir l’historienne de la duchesse pour autant!) j’en reviens à Duberger–Les Saules.

La Maison Dion-Lecointe au 3475, Saint-Léandre

La Maison Dion-Lecointe au 3475, Saint-Léandre

À ce jour, nous avons ici quatre bâtiments identifiés comme ayant une valeur patrimoniale :

  • La Maison O’Neill, située au 3160, boulevard Wilfrid-Hamel (construite vers 1860) ()
  • La Maison Dion-Lecointe, située au 3475, avenue Saint-Léandre (construite vers 1840)
  • La maison située au 4335, rue Michelet (construite en 1835 et abritant maintenant l’Auberge Douceurs Belges)
  • La Villa Livernois, située au 2390, boulevard Masson

J’aimerais m’attarder au cas de la Villa Livernois.

Construite en 1905 pour Jules-Ernest Livernois, membre de la célèbre famille de photographes de Québec, ce qui était d’abord un modeste chalet a été transformé en villa servant de résidence d’été. Elle a ensuite été la propriété du docteur Brown. Acquise par une communauté religieuse, les auxiliaires franciscaines de Saint-Augustin, la vaste maison a été convertie en résidence pour personnes âgées dans les années 1960.

La Villa Livernois au tournant du 20e siècle

La Villa Livernois au tournant du 20e siècle

Bien que reconnue comme patrimoniale par la ville de Québec, son avenir semble très incertain. Le bâtiment est très détérioré et demandera sans doute des investissements importants pour retrouver sa splendeur d’antan… avec une vocation contemporaine. Le fait qu’il soit situé en zone inondable est aussi un problème.

Pour ma part, j’y verrais bien une reconversion trippante effectuée dans le respect du lieu. Pourquoi pas quelque chose d’analogue à ce qu’ont réalisé mes amis du Sento Spa dans l’ancienne demeure ancestrale de Hans Denaston Breakey, à Breakeyville?

Si le défi est immense, le potentiel l’est tout autant. Qu’est-ce que 2015 choisira de préserver pour les générations futures? Quels actes, quelles décisions allons-nous léguer?

À suivre…

D’ailleurs, MERCI de m’avoir suivie tout au long des dernières semaines! Continuez d’être curieux de votre histoire et de votre culture… et j’aurai ainsi le sentiment d’avoir bien utilisé cette magnifique opportunité de parole qu’est la Revengeance des duchesses!

Bises.

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise 2015

Comme les bonus qui suivent le générique de certains films, voici un petit cadeau pour avoir lu jusqu’à la fin : LA géniale carte aérienne interactive pour voir de quoi avait l’air la région de Québec en 1948! Oui, vous pouvez aller zoomer votre quartier!!!

Pour en savoir plus :

Fiche toponymique sur le quartier Duberger–Les Saules, Commission de toponymie, Québec.

Ville de Québec. Neufchâtel, Duberger, Les Saules : de seigneurie en banlieue, Les quartiers de Québec, 1988.

Sur les bâtiments patrimoniaux à Duberger–Les Saules : RÈGLEMENT R.V.Q. 2239, Ville de Québec, Service des affaires juridiques, automne 2014.

Sur la villa Livernois : Isabelle Chabot, « La Villa Livernois protégée par la Ville », Québec Hebdo, 21 octobre 2014.

Et merci au super groupe facebook Quartier Les Saules, comportant plus de 1600 membres, où j’ai trouvé des précisions très précieuses pour préparer ce billet!

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Duchesse, tes chemises sont-elles sèches?

Portrait de la Duchesse de Modène représentée en Hébé, par Pierre Gobert. Original conservé au Musée du Louvre. Domaine public.

Portrait de la duchesse de Modène représentée en Hébé, par Pierre Gobert. Original conservé au Musée du Louvre. Domaine public.

En m’inscrivant à la Revengeance des duchesses, il y a quelques mois, je me souviens que cette question s’était imposée à moi : pourquoi des duchesses et non des baronnes, des princesses, des marquises ou tout autre représentante féminine de la hiérarchie nobiliaire? Étant historienne (Non! Vraiment? Hi hi hi!) j’ai évidemment décidé de creuser la question et de vous faire bénéficier de mes trouvailles.

On s’entend sur un élément : les titres nobiliaires ont été créés par et pour des hommes. La féminisation intervient au fil du temps pour désigner les épouses des messieurs titulaires de ces rangs. Vous êtes prêtes et prêts? Allons-y.

Petite leçon d’histoire en 2 minutes

L’idée de hiérarchie sociale est extrêmement ancienne. Sous l’empire romain, certains éléments se dessinent mais ils se structurent surtout au cours du Moyen Âge, entre autres grâce à Charlemagne, qui a apparemment eu d’autres idées folles que celle d’inventer l’école.

Les titres sont habituellement associés à des possessions territoriales, mais pas toujours. Le royaume (ou empire, selon les époques et les lieux) est découpé en duchés, eux-mêmes subdivisés en comtés comprenant plusieurs baronnies. Oui, c’est assez compliqué.

Mais voici, en gros, à quoi cela ressemble :

hierarchie-nobiliaireSuivant cette hiérarchie, si nos quartiers sont des «duchés», cela fait de la ville de Québec un royaume. Voici qui fera plaisir à Régis 1er!

Quelques faits pas plates pantoute à propos des duchesses

  • Le titre de duc/duchesse est le plus élevé de la hiérarchie nobiliaire, tant en France qu’en Angleterre.
  • C’est aussi le titre de noblesse le plus ancien. À Rome, un dux (du latin dicis signifiant chef) est un commandant militaire chargé des régions éloignées. Après la chute de l’empire romain, la fonction se transforme.
  • Au Moyen Âge, les duchesses ont le rare privilège de pouvoir s’asseoir en présence de la reine. Le banc sur lequel elles posent leur postérieur s’appelle d’ailleurs le tabouret de duchesse!
  • Et l’archiduchesse Sophie, mère de l’empereur Franz et belle-mère de Sissi? Le titre d’archiduc et d’archiduchesse est réservé aux membres de la famille impériale d’Autriche, tout justement : il n’en existe pas ailleurs.

archiduchesseConclusion : être DUCHESSE, c’est le meilleur titre qui soit!
On doit défendre les « marges » et même les repousser! :D

Bonus : saviez-vous que le mot SNOB signifie en fait «sans noblesse»? Déjà utilisé vers les années 1830, il désignait ces jeunes gens issus de la bourgeoisie qui avaient été admis dans les riches pensions jusqu’alors réservées aux nobles. Pour pouvoir s’intégrer à leurs condisciples, ces sine nobilitate (en latin « sans noblesse »… qui a donné l’abréviation s.nob.) devaient imiter le comportement de l’élite. L’usage désigne maintenant ceux qui essaient de reproduire le mode de vie d’une catégorie sociale considérée supérieure.

Pour vous mettre dans le beat :

Et pour en savoir plus :

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

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Promenade près de la Saint-Charles

La rivière Saint-Charles. Méandreuse, sinueuse. Les Wendats l’appelaient Kabir Kouba, la « rivière aux mille détours ».

En se concentrant un peu, on entend encore les échos des p’tits culs qui jouaient ici dans les années 1960. On les entend courir dans les champs, dans les caps et dans les escarpements à la hauteur de l’Ormière, jusqu’au vieux pont.

Écoutez…

Écoute. Respire. Viens jouer à la cachette ou à la guerre! On va aller dans la descente à pic, escalader la falaise.

Ils ont vieilli, ils ont changé. Mais la rivière, elle, ne change pas. Et les arbres se rappellent.

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

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De la culture et du métissage

Il y a de nous, là-dedans. Photo: Andrée-Anne Blacutt, 2015.

Il y a de nous, là-dedans. Photo : Andrée-Anne Blacutt, 2015.

Vous me permettrez, chers amis, de démarrer cette série de publications de la Revengeance avec une prise de position claire, un coming out culturel sans ambiguïté. Qui touche tout Québec et englobe par conséquent ce quartier que j’adore et que je représente, Duberger–Les Saules.

Parce qu’en ces temps de réjouissance carnavalesque, où l’on ressuscite pendant quelques semaines la ceinture fléchée et le caribou, je réfléchis intensément à ce qui fait notre spécificité québécoise. À notre identité ici et maintenant, en 2015, autrement dit.

Ça fait déjà un bout que je milite pour faire connaître et aimer la culture québécoise… auprès des Québécois. Parce que voyez-vous, ça me tue de voir notre cinéma vivoter quand les blockbusters américains, même les plus minables, font des salles pleines. Parce que ça me désole de voir des projets comme la comédie musicale Sweeney Todd sombrer dans un gouffre l’empêchant de payer ses artistes et artisans. Parce que je suis triste que d’excellents auteurs et romanciers en soient réduits à travailler comme commis parce qu’ils ne peuvent vivre de leur plume. Des initiatives comme « Le 12 août, j’achète un livre québécois », c’est bien beau, mais que fait-on les 364 autres jours de l’année?

Pour tomber amoureux fou de sa culture, il faut la côtoyer. Au quotidien. Et la faire découvrir aux autres. Et la consommer. Ce n’est pas dur à comprendre : il faut consommer (ouh, le vilain mot… mais oui, il s’agit bien de cela puisque ça implique votre portefeuille et le choix de l’utiliser) cette culture dont on s’enorgueillit.

C’est pour cette raison que je me fais un plaisir et un devoir, en tant que citoyenne et maman, de mettre mes enfants en contact avec ce bouillonnement culturel chaque fois que la chose est possible. L’occasion était fort belle ce samedi 31 janvier 2015 puisque nous avons eu l’opportunité de participer à un atelier de création de tissage de crazy carpets dans cet écrin magnifique qu’est le Musée national des beaux-arts du Québec. Dans le cadre de la Revengeance, en plus! :D

J’y ai vu quelque chose de beau.

Des lisières de « crises carpettes », comme on le disait quand j’étais petite (!), intercalées de rubans de feutrine et de brins de laine, tissées sur de petits métiers par des gens de tous âges, du bambin à la préado jusqu’aux adultes qui s’y mettaient avec application. Les carrés ainsi créés ont ensuite été réunis au mur pour réaliser une immense écharpe colorée. Beau, vous disais-je. Et formidable métaphore de notre culture.

De nos jours, le Québécois « pure laine » est plus une figure folklorique qu’autre chose. Un reliquat sentant vaguement la boule à mites. L’authentique, le VRAI Québécois me fait plutôt penser à ces carrés assemblés hier. Synthèse de l’ancien – laine, feutrine, ficelle – et du moderne – lanières de plastique de toutes les couleurs. De la souplesse et de la résistance. De l’opiniâtreté et de la résilience. Du neuf et de l’usagé. De l’uni et du bigarré.

C’est un peu croche, parfois, mais dans cette hétérogénéité réside justement notre beauté. Séparément mais surtout ensemble.

On est comme ça, ne trouvez-vous pas? ET MAUDIT QU’ON EST BEAUX.

Soyons fiers d’être cet amalgame d’influences, d’origines, de couleurs.

Nous retrouvons ces traces de nous-mêmes dans ce miroir que nous tendent nos artistes, nos dramaturges, nos écrivains. On est eux, ils sont nous. De grâce, osez mettre quelques-uns de vos précieux dollars « divertissement » dans la culture de Québec. Et incitez vos proches, parents, amis, enfants, à le faire.

Que nourrir notre culture devienne une seconde nature. Ensemble, gens de tous les fabuleux quartiers de notre belle ville, nous pourrions y arriver.

À très bientôt. Bises.

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

P.-S. – Allez donc voir la fameuse ceinture fléchée ainsi que les œuvres audacieuses réalisées par des artistes d’ici à partir de crazy carpets! Au Musée national des beaux-arts de Québec jusqu’au 13 février 2015. Entrée gratuite pour cette expo.

P.P.-S. –  Merci à Andrée-Anne Blacutt, artiste et duchesse de Montcalm, pour la première photo de cet article. Puisque le musée est dans ton duché, ce n’est que justice! :)

 

 

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La Nature en ville : Duberger–Les Saules a le beau rôle!

Photo d'un chemin qui longe la Saint-Charles

Forêt magique de Brocéliande? Bois sacré des anciens druides? Non : chemin qui longe la rivière Saint-Charles, à 5 minutes de chez moi. La riante et luxuriante canopée se laisse admirer. Photo : Catherine Ferland, juin 2014.

Duberger–Les Saules, c’est une mini-banlieue de Québec. Une sorte de village qui a conservé un petit côté bucolique : s’il est circonscrit par quelques autoroutes, c’est son caractère naturel qui prédomine. Ainsi, l’automobiliste qui s’aventure courageusement sur le boulevard Hamel (et qui fait abstraction des nombreux motels qui le jalonnent… après tout, sous son asphalte et son béton, il s’agissait autrefois du Chemin du Roy!) aura l’agréable surprise de constater que les quartiers au nord et au sud dudit boulevard regorgent de micro-quartiers charmants et d’arbres matures. Des beaux grands saules, évidemment, ce qui justifie en partie le nom du quartier! Mais aussi des dizaines d’essences de végétaux qui abritent une grande population d’oiseaux.

La présence de la rivière Saint-Charles est vraiment évidente. Ça respire, c’est beau. On aime se promener dans le parc linéaire de la rivière, entretenu en toutes saisons.

Je vis aux Saules depuis 2006. Moi, la fille du Lac (j’ai grandi à Dolbeau, au Lac-Saint-Jean), j’y ai trouvé mes repères, mes repaires et mon air.

Maintenant, si la culture pouvait rencontrer la nature… C’est que mon quartier est encore jeune : ses terres sont anciennes, mais la plupart de ses développements habités datent à peine des années 1950. Il cherche encore sa personnalité. Comment développer une « touche » dubersauloise?

Je pense à des petits commerces de proximité, des boulangeries artisanales et des cafés, qui animeraient la vie de quartier… et inciteraient les gens à aller faire leurs emplettes à pied au lieu de toujours prendre l’auto pour aller au Costco. La mission culturelle de la Maison O’Neill, lieu patrimonial et d’interprétation, pourrait être encore plus soutenue. Des places publiques et des lieux de spectacle pourraient aussi contribuer à la vie dubersauloise.

J’aimerais enfin voir davantage de liens entre la communauté et la population étudiante de l’imposante école secondaire La Camaradière. La jeunesse a son mot à dire dans la construction d’une identité de quartier. Ça m’interpelle puisque j’ai le bonheur d’être maman de trois enfants qui fréquenteront éventuellement la Cama, comme on l’appelle affectueusement par ici.

Quand il est question de Québec, on parle beaucoup de Limoilou, du Vieux-Québec, de Saint-Roch… Dans les prochaines semaines, en tant que revanduchesse dubersauloise, j’ai la ferme intention de mettre mon quartier sur la map. Ça vous tente? À suivre! :-)

– Catherine, historienne, Québécoise et fière revenduchesse dubersauloise

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