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La revengeance des duchesses

Archives de l’auteur : Marie-Claude Savoie

Change ton dollar en fête magique à Québec!

La Revengeance des duchesses a besoin de vous!

Afin de vous offrir une édition 2016 du tonnerre, nous lançons une campagne de sociofinancement sur la plateforme haricot.

Les fonds amassés nous permettront de mettre à jour notre site Web, de mener à bien l’ensemble de nos événements, de confectionner de splendides diadèmes, et plus encore!

En échange de votre contribution, nous vous avons préparé une liste de récompenses des plus originales et créatives, dont plusieurs formations offertes par nulles autres que vos duchesses!

Pour nous apporter votre contribution, vous n’avez qu’à consulter la page de notre campagne.

Merci pour votre soutien!

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Carnet d’adresses, partie 2

Tu pensais que c’était une joke, hein, quand je disais qu’il allait y avoir une deuxième partie!?

Tiens-toé bin, voici le reste de ma liste!

La Fresque Desjardins de Beauport

fresqueSi vous connaissez bien Québec, vous savez que plusieurs magnifiques fresques se cachent un peu partout afin d’imager notre si riche histoire! Eh bien, Beauport n’est pas en reste et a même la sienne!

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Certains personnages sont à l’extérieur de l’oeuvre! C’est l’effet trompe-l’oeil.

La Fresque Desjardins de Beauport est une fresque trompe-l’œil qui a été réalisée par les Maîtres Muralistes Canadiens afin de mettre en scène les moments importants de l’histoire de mon beau quartier depuis sa fondation en 1634.

Ainsi, on peut apercevoir sur l’œuvre le Manoir Montmorency, le couvent de Beauport, Jean-Paul Lemieux, Étienne Parent et bien d’autres!

Elle se trouve à l’ancien hôtel de ville de Beauport, sur l’une des façades de la maison Rainville.

 

Parc Juchereau

parc3

Tout juste derrière le Gailuron, avant le parc de la rivère Beauport et à côté du champ des Pères, le parc Juchereau est un tout petit endroit où petits et grands peuvent s’amuser.

Il y a plusieurs modules de jeux, un genre de chalet où les scouts se réunissent, un jardin communautaire, une aire d’entraînement extérieure et des terrains de pétanque! Eh oui, au grand bonheur des résidents de la maison de retraite juste à côté!parc4

Anecdote : Quand j’avais 5 ans, ma mère a glissé dans la petite côte qui permet de descendre jusqu’aux balançoires. Elle s’est cassé la jambe. Je me souviens avoir vécu un de mes tous premiers moments de malaise. Je ne savais pas trop quoi faire, quoi dire. Heureusement, un passant a pu téléphoner aux secours à la cabine téléphonique tout près de là. J’ai ainsi fait un tour d’ambulance. L’ambulancier a même fait retentir les sirènes de son véhicule de secours juste pour moi.

 

Señor Sombrero

senorSitué à deux pas de chez mes parents, ce petit restaurant mexicain, qui a l’air un peu perdu sur le bord de l’avenue Royale, m’a longtemps intriguée!

Après ma première visite, j’ai compris pourquoi ce resto connaît un véritable succès dans le Vieux-Beauport. Je vous jure, n’essayez pas d’y aller sans réservation, vous devrez rebrousser chemin!

Quoiqu’un peu cliché dans sa déco, l’endroit est à l’image du Mexique avec ses couleurs chaudes et les petites lumières qui pendent du plafond. Côté nourriture, on a droit à une véritable cuisine mexicaine! On y offre aussi une belle sélection de bières et de drinks afin d’accompagner votre repas.

Pour vrai, l’été prochain, je vous suggère d’aller y faire un tour et de prendre une p’tite molle à la Crèmerie Chocolat Royal!

 

Pizzagalli

Pizzagalli est l’exemple parfait du petit resto de quartier! Annexée à une demeure, la pizzeria a

C'est toujours dans les endroits les plus modestes que l'on fait les meilleures découvertes!

C’est toujours dans les endroits les plus modestes que l’on fait les meilleures découvertes!

au plus une vingtaine de places assises dans sa salle à manger. Les employés sont toujours amicaux et accueillants et leurs pizzas sont vraiment savoureuses!

Autant du côté de la pâte, de la sauce que des garnitures, tout est frais!

Bien que je m’en tienne habituellement aux classiques pepperoni-fromage et garnie, elles valent le détour.

 

Parc Monseigneur-Robert

OMG! Une glissade dinosaur!

OMG! Une glissade dinosaure!

J’ai passé presque l’entièreté de mon enfance dans ce parc. Mon école primaire était juste en bas de la côte et j’ai fréquenté le terrain de jeu qui y donnait accès. De plus, c’est là qu’on retrouve la piscine municipale, en plus d’un autre terrain de baseball!

La vue sur Québec y est vraiment super, et je me souviens être souvent allée me balancer avec ma mère avant d’écouter Fort Boyard.

Anecdote : J’allais au parc avec mes deux amies, les sœurs Anne-Sophie et Sabrina. À un moment donné, après notre baignade, on est allées se rouler dans l’herbe de la petite colline qui entoure la piscine. Ce fut la dernière fois. Mes amies ont roulé dans la merde de chien toute liquéfiée par la chaleur de juillet. Quel souvenir!

parc

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Voilà, c’est ce qui fait le tour de mon petit carnet d’adresses! Évidemment, il y a encore plusieurs endroits à découvrir dans mon quartier, mais j’espère que ce petit échantillon vous aura donné le goût de parcourir ses rues.

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Carnet d’adresses, partie 1

Franchement! Vous pensiez tout de même pas que j’allais vous laisser sans vous partager les best places downtown Beauport? Parce que oui, on a quand même des commerces dignes de mention dans notre bon vieux Beauport!

Voici la première de deux parties des p’tits trésors cachés de Beauport!

 

Crèmerie Chocolat Royal

Une partie de la terrasse!

Une partie de la terrasse!

Pour vrai, le sucre ça me connaît! Par contre, je n’ai jamais été une fan de crème glacée. C’est pourquoi j’aime particulièrement cette crèmerie : elle me fait aimer ce petit délice estival!

Ok, leurs crèmes à glace ne sont peut-être pas aussi fancy que celles du Chocolat Favoris, mais pour vrai ça vaut le détour. Leurs saveurs de crème molle se comptent par dizaines et elles sont toutes franchement bonnes! (Ok, j’ai pas goûté à toute toute, mais j’en suis certaine!)crèmerie

Mon parfum préféré, c’est sans contredit la molle au chocolat allemand. Et, quand je me sens wild, j’ajoute des fraises dessus.

Je vous le dis, ça vaut la peine de faire un voyage de 800 pour s’y rendre! Il y a une belle et grande terrasse chauffée et la vue sur le fleuve est très jolie. Juste pour vous dire, chaque jour il y a des files de gens qui attendent pour avoir leur précieuse coupe-glacée! Pis à Beauport, on est pas du genre à se déplacer pour rien!

 

Parc du Fargy

Tellement old school.

Tellement old school.

Le parc du Fargy, c’est un peu un parc multi-plaisir. Il y a un terrain de baseball, un autre de tennis, pleins de modules de jeux et il se trouve tout juste à côté d’un aréna, d’un skatepark et d’uns piscine intérieure. Le meilleur des mondes s’y trouve!

Anecdote : Quand j’étais petite, j’étais vraiment petite. J’ai donc pu profiter des balançoires pour bébé (je sais trop pas comment ça s’appelle, mais tu peux passer tes pattes dans des trous, genre) vraiment longtemps. Un jour, j’étais avec Maman Savoie et la fille d’une de ses amies. Elle aussi, elle voulait se balancer là-dedans. Mais elle n’a jamais été capable d’en sortir. On a appelé les pompiers. Ça me fait encore rire aujourd’hui.

Aperçu du terrain de baseball...

Aperçu du terrain de baseball…

 

Pizza Giffard

Much vintage!

Much vintage!

De nos jours, les pizza fancy et gastronomiques sont pas mal à la mode. Cette tendance ne s’est toutefois pas vraiment amenée jusqu’à Beauport. Nous on est toujours pas mal into les pizz grasses et dégoulinantes de saveurs.

Ainsi, tout bon Beauportois est en amour par-dessus la tête avec Pizza Giffard! Pour vrai, si tu veux une pizz avec deux centimètres d’épais de pepperonis surmontés d’un centimètre de fromage, call le 663-6373. Tu me remercieras après.

 

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Maison Girardin

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La Maison Giradin c’est un vrai petit bijou. Cet endroit à lui seul permet de faire un saut dans le passé et de se laisser transporter quelque part au tout début de notre Québec. En bref, elle a été construite vers 1800, en 1977 le gouvernement du Québec la classe monument historique, et en 1985 le gouvernement du Canada la désigne bâtiment historique d’importance nationale.

Quand même, hein!

Aujourd’hui, c’est la Société d’art et d’histoire de Beauport qui s’occupe de l’animation.

Derrière la Maison, il y a souvent des spectacles!

Derrière la Maison, il y a souvent des spectacles!

Toute l’année on y retrouve des activités pour toute la famille en plus des activités spéciales organisées selon les fêtes populaires. Son terrain est aussi un lieu parfait pour pique-niquer! L’été venu, les lilas qui l’entourent relâchent leurs arômes envoûtants et laissent planer un sentiment de bien-être comme peu d’endroits y arrivent.

 

Mini-putt Beauport

miniLieu par excellence pour quiconque désire mettre un peu de compétitivité dans sa vie. Le Mini-putt Beauport laisse place à la frustration et à la détermination avec son parcours de « 18 trous de compétition ». Pour vrai, j’aime cet endroit pour les souvenirs qui y sont rattachés. Mais disons qu’il serait dû pour quelques rénos!

En fait, peut-être pas. Ça lui arracherait son cachet si beauportois.

D’ailleurs, c’est un des derniers endroits qui vendaient la VRAIE Slush Puppie. Tssay, celle avec de la glace concassée et du sirop chimique qui goûtait le ciel! Ça fait trop longtemps que j’y suis allée pour vous dire s’ils en vendent encore… mais j’ai le vague espoir que oui!

 

Brûlerie Le Café de la poste

Eh oui, à Beauport on a même une brûlerie!poste

Situé à l’intérieur d’un ancien garage, le commerce a une façade plutôt simple. Mais, cela abrite un endroit chaleureux où l’on peut tranquillement déguster un bon café! Douillet et agrémenté d’un foyer, c’est un bel endroit pour discuter entre amis ou en amoureux.

Puisque c’est également une maison de torréfaction, l’endroit inonde le quartier chaque matin de ses douces odeurs de café! Les propriétaires vous proposent un choix de 60 cafés différents que vous pouvez vous procurer en sac! Pour tous les goûts!

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Moi, ma mère

Maman Savoie et bébé duchesse de Beauport. 1991.

Maman Savoie et bébé duchesse de Beauport, 1991.

Ma mère m’a élevée seule.

Depuis ma naissance en 1991 jusqu’à tout récemment, on a passé l’essentiel des 23 dernières années ensemble. Et, vous l’aurez deviné, en plein cœur des rues du Vieux-Beauport.

Elle a eu quelques chums, mais on va dire qu’ils n’étaient pas mon genre de personne.

Là, je suis contente. Elle a Richard. Lui, je l’aurais sûrement écouté.

Moi, ma mère, c’est une vraie Beauportoise.

Elle a habité dans toutes les rues. Elle connaît presque tout le monde et elle connaît la cartographie de son quartier par cœur.

Mais, ce qui la fait aussi Beauportoise, c’est les coups qu’elle a su essuyer. On dirait qu’à Beauport, si tu l’as pas eu rough un peu, t’es pas dans gang.

Et moi, ma mère, Dieu sait qu’elle en a encaissé, des coups. J’en ai aussi encaissé avec elle. Y’en a aussi qu’elle garde secrets…

Jusqu’à tout récemment, je pensais que toutes ces histoires rocambolesques avaient fait en sorte de nous séparer. Je sentais une tension tellement forte que j’avais l’impression qu’on allait se perdre à tout moment.

Aujourd’hui, dans ma chambre de la rue Saint-Patrick, je me rends bien compte que ça nous a fusionnées et que cette fusion est si brutale et à vif que c’est dur à supporter.

En quittant Beauport, j’ai coupé sec le cordon.

Je me rends compte que ma mère, bin c’est tout ce que j’ai.

Et je repense à tout ce qu’on a vécu. Je me dis « Coudonc, elle était dont bin forte! »

Parce que moi, ma mère, c’est la pro de la débrouillardise et du remontage de pente. Pour vrai, si je peux avoir qu’un seul pour cent de sa force et de sa détermination, je pourrai vraiment tout affronter dans la vie!

C’est ce qui m’amène à parler de mon père.

Moi, mon père, je le connais pas vraiment. Ma mère l’a quitté pour ma sécurité et la sienne.

Des fois, on aime tellement qu’on aime mal.

Puis, il a décidé de s’en aller quand j’avais quelque chose comme 5 ans.

Assez jeune pour m’en souvenir. Pas assez pour le connaître.

Mon père s’est enlevé la vie parce que lui, il a pas trouvé la force de continuer quand les coups venaient de tous bords, tous côtés.

En quittant Beauport, je quitte aussi plein de petites choses qui me rappelaient son existence.

Le dernier appartement qu’il a occupé, il était dans un gros édifice blanc et bleu tout près de l’avenue Royale. Tous les jours, je passais devant.

Quand j’allais à la pharmacie, quand j’allais prendre l’autobus, quand j’allais à l’épicerie.

Tous les jours.

Chaque fois, je me rappelais du bruit de la sonnette, des vieux carreaux, mais surtout de l’odeur qui planait dans l’entrée.

Chaque fois, je me demandais si ça sentait encore la même chose. Mais je trouvais jamais le courage d’aller le vérifier. On dirait que j’avais peur que son fantôme rôde encore quelque part…

En quittant Beauport, je m’éloigne un peu de tout ce qui me passait par la tête quand je voyais ce bloc-là.

Chaque fois, je me demandais ce que mon père faisait tout seul dans son appartement. Qu’est-ce qui avait fait en sorte qu’il se rende jusque-là?

Pourquoi personne avait été là pour lui? Pourquoi il avait pas essayé de s’en sortir?

Si j’avais été plus vieille… Est-ce que j’aurais pu le sauver? Même juste un peu?

Je pense pas que ce soit la faute de personne. C’est arrivé, c’est comme ça.

Cette semaine, c’est la 25e Semaine nationale de prévention du suicide.

Je m’adresse à vous qui avez, dans votre entourage, du monde qui feel pas tout le temps. Du monde qui a la mine basse un peu trop souvent. Du monde qui écrit des statuts Facebook un peu lame, mais qui dans l’fond recherche pas juste de l’attention mais bien de l’aide.

Pis c’est pas toujours facile d’en demander, de l’aide.

Alors, soyons à l’écoute des gens autour de nous. N’ayons pas peur de poser des questions, de nous intéresser aux gens.

Mais, surtout, n’ayons pas peur d’être positifs. De remarquer les bons coups et de trouver des solutions au lieu de toujours pointer les problèmes.

Je suis de ceux qui pensent que le bonheur, c’est une quête individuelle.

Mais je pense aussi qu’on a le devoir de le partager.

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Tu sais que t’es allé à La Seigneurie quand…

Photo de groupe, classe de 3e année 1999-2000. École Mgr Robert, voisine de La Seigneurie. Oui, je suis celle avec la robe verte.

Photo de groupe, classe de troisième année 1999-2000. École Monseigneur-Robert, voisine de La Seigneurie. Oui, je suis celle avec la robe verte.

S’il y a un point rassembleur du fait d’avoir grandit à Beauport, c’est bien l’école où tu es allé. À l’école secondaire de La Seigneurie, disons qu’on était quand même fiers de notre établissement et qu’on l’aimait pas mal.

Encore aujourd’hui, près de 10 ans après ma glorieuse graduation (j’ai quand même été dans la première cohorte qui a eu la chance d’avoir une cérémonie de remise de faux diplômes d’études secondaires american style), chaque fois que je rencontre quelqu’un qui est allé à La Seign, on a toujours plein de petits souvenirs qui refont surface.

Voici donc un petit palmarès non exhaustif qui te fait dire que t’es allé à La Seigneurie quand…

  1. Le nom « Madame Brown » te donne encore des frissons et tu sais pas trop pourquoi.
  2. T’as jamais résolu le mystère de quel était le prénom de Madame Brown avant de l’avoir vue dans l’album de finissants.
  3. Tu sais que peu importe le défi mathématique que tu lançais à Mario (le prof de math), c’était certain qu’il allait le résoudre en dedans de 10 secondes. Pas de calculatrice. Pas de feuille. Juste son mental et ses pouvoirs de Jedi.
  4. T’as au moins trois ou quatre amis qui ont badtrippé une partie de leur secondaire 5 à cause de l’Expo science.
  5. La journée pizza à la caf tu te dépêchais vraiment de descendre au 2e pour faire la file pour être un des chanceux à avoir une pizza qui finalement valait pas tant d’efforts. Pour vrai, était quand même dégueu.
  6. Ton prof d’économie distribuait gaiement des condoms à toute la classe parce que c’est « économique » de ne pas avoir d’enfant.
  7. T’as un petit stress quand tu vois une règle en bois. Ça te rappelle le même prof d’économie qui donnait une couple de p’tits coups secs sur le coin de ton bureau quand t’étais dans la lune. Le tout agrémenté de son rire unique et inquiétant.
  8. Ton arrivée à la Seigneurie, c’était une véritable délivrance après avoir passé deux années de marde à l’Académie Sainte-Marie.
  9. Partager un micro-onde c’est tout à fait normal. Surtout avec 10 personnes en même temps. Ça fait qu’en arrivant au cégep, tu comprends pas pourquoi t’es obligé d’attendre 20 minutes pour mettre ton plat à chauffer tout seul.
  10. Jeff.
  11. Réal, ton prof d’anglais, avait une mascotte mi-ours mi-singe du nom de Bernie qui hante encore tes cauchemars.
  12. Tu rencontres des gens qui sont aussi allés à La Seigneurie, les mêmes années que toi et tu les as jamais vus. C’est après que tu te rends compte qu’ils étaient en concentration musique. Ces gens-là existaient juste dans deux couloirs. (Coucou duchesse de Saint-Roch)
  13. Tu trouvais que l’entraîneur-adjoint de natation ressemblait vraiment à Kevin Parent.
  14. Le bain de neige du carnaval de l’école était l’événement que tout bon élève de secondaire 5 ne pouvait manquer.
  15. Ta pause rimait souvent avec « petite galette de patate ».
  16. « CAUCUS! », Michel le prof d’éduc.
  17. T’avais un peu peur des autres jeunes qui venaient de Samuel-de-Champlain.
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Lettre à mon quartier

Photo de Marie-Claude enfant et de son toutou chat Ti-Gris

Ti-Gris et moi dans le champ des Pères, quelque part au début des années 90.

Salut Beauport,

Tu le sais, bientôt je te quitterai. Ce ne sera pas sans regret. Tes rues vont me manquer. Elles cachent tellement de souvenirs, de rires, de pleurs… Mais aussi tant de merveilles et de gens lumineux!

Beauport, je te dois beaucoup. Je suis née en plein cœur de ta ville, un peu plus de 10 ans avant ta fusion avec la grande Québec. Tu m’as vue me faire mes premiers amis, me planter en vélo (avant que j’abandonne totalement le projet), faire mes premières émissions de radio étudiante à la Seigneurie, me faire mes premiers chums. Tu m’as vue être courageuse lorsqu’il le fallait, aussi. On en a vécu des choses ensemble.

Mais encore aujourd’hui, t’es le même bon vieux Beauport. T’as pas perdu ton identité! Tes gens écrivent encore parfois « Beauport, Québec » quand ils écrivent leur adresse. Certains diront que c’est par distraction, par habitude. Moi, je pense que c’est le sentiment d’appartenance. Un feu sacré qu’on a pour toi et qui brûlera toujours, même s’il n’en reste que des braises. Parce que, dans le fond, on ne peut pas t’oublier.

Non, t’as pas de grands restos branchés. Y’a pas non plus de groupes indie à la mode qui font vibrer tes rues. Mais le matin quand le soleil vient à peine de se lever et que l’avenue Royale est enveloppée d’une bonne odeur de pain frais, on ne voudrait être nulle part ailleurs. On ferme les yeux. On entend au loin les bruissements de la chute Montmorency. On ouvre les yeux. On voit le panorama de maisons ancestrales qui nous replonge directement au tout début de l’histoire de notre Belle Province.

T’as un charme souvent sous-estimé. Pourtant, tes rues sont paisibles, confortables, réconfortantes. T’es mon trésor caché, Beauport. T’es mes racines, t’es mon chez-moi.
Je ne pourrai jamais te dire adieu, Beauport.

Seulement à une prochaine fois.

Marie-Claude

Mise à jour : J’ai finalement quitté mon Beauport le 10 janvier dernier, le cœur lourd comme mes boîtes. Je m’ennuie déjà.

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