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La revengeance des duchesses

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Votez pour votre duchesse!

  • Émilie Rioux (Limoilou) (27%)
  • | 2 235 Votes
  • Catherine Ferland (Duberger–Les Saules) (26%)
  • | 2 151 Votes
  • Jeanne Larocque-Jeffrey (Saint-Jean-Baptiste) (12%)
  • | 991 Votes
  • Isabelle Cormier (Saint-Roch) (10%)
  • | 850 Votes
  • Andréanne Wahlman (Saint-Sauveur) (6%)
  • | 462 Votes
  • Marie-Claude Savoie (Beauport) (6%)
  • | 456 Votes
  • Arthy Le Robot (Saint-Malo) (5%)
  • | 410 Votes
  • Jessica Landry (Ville Vanier) (4%)
  • | 361 Votes
  • Andrée-Anne Blacutt (Montcalm) (4%)
  • | 314 Votes

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Andréanne Wahlman

Saint-Sauveur

 

Lettre à Régis Labeaume

À mon très cher Monsieur le Maire,
À mon honoré nommé Régis Labeaume,

À vous qui puisez dans votre imaginaire pour revitaliser la Vieille Capitale,
À vous qui le faites d’un amour, on va s’le dire, de coké
J’ai envie de faire pareil
Parce que j’trouve que vous négligez un peu mon Saint-Sauvé dans vos idées,
Voici mes injonctions pour vous, j’espère que vous jubilerez :

1. Des glissades à chacun des escaliers reliant la Haute-Ville et Saint-So, avec des degrés de difficulté

2. Des arcs de triomphe à chaque artère principale qui nous mène au quartier

3. Une galerie d’art multidisciplinaire à l’intersection Charest-Langelier, pour intégrer l’atelier d’artistes graffitié

4. Décontaminer le terrain rue Verdun et y faire un gigantesque parc avec des châteaux qu’on peut habiter dedans et y inviter tous les enfants à salopette bleue

5. Des arbres dans chaque rue (pis les donner à l’UNESCO pour que madame Beaulieu les coupe pas)

6. Un clocher multiculturel (style tour de Babel ouais) à l’endroit où vous avez aplati l’église Saint-Joseph

7. Faire une jungle au travers du secteur pas beau des « bâtisses de la Ville » (avec des lianes pour traverser Marie-de-l’Incarnation pis toute)

8. Rendre le parc industriel accueillant et chaleureux (genre y construire des maisons en bois avec des vraies cheminées pis avoir juste le droit de se promener en cheval)

9. Ouvrir un musée de la poupée (j’ai plein de suggestions d’endroit on en reparlera en temps et lieu ok)

10. Instaurer des voies réservées aux trottinettes (avec les commerces qui vont avec)

11. Priorité piétons à toutes les intersections (j’ai dit TOUTES)

12. Faire un décompte du nombre de garages et méditer là-dessus

13. Encourager les commerces locaux (mais pour vrai là) (Jésus y m’a dit qu’on allait bientôt devenir une île isolée faut se préparer)

Vous trouverez-même ci-joint une galerie d’imâges pour vous convaincre du sérieux de ma lettre, et pour vous donner envie de remettre votre casque pis de reprendre votre fameuse pelle.

Amour à profusion et longue vie à notre quartier,

La duchesse de Saint-Sauvé

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Madame Michelle

Couvent Saint-Malo

Couvent Saint-Malo

Madame Michelle, elle aime les chats blancs sur les divans, le spaghetti avec des champignons dedans et la neige soufflée qui danse à s’en essouffler.

Madame Michelle, elle habite Saint-Sauvé depuis belle lurette, depuis que sa maman s’est retrouvée à s’occuper seule de ses enfants, depuis qu’avec ses tresses elle partit au couvent.

Elle avait 10 ans.

Le couvent, c’est aujourd’hui l’école primaire Saint-Malo, y a-t-il une ambiance féminine, empreinte des rires complices des petites filles ? Demandons à nos 2015 enfants.

Les garçons eux faisaient école en face, oui, aujourd’hui c’est bien un HLM, mais avant c’était Le Collège de son nom, avant la frontière des deux sexes des deux jeunesses se nommait Marie-de-l’Incarnation.

Des enfants partout, tantôt de Notre-Dame-de-Pitié de Saint-Malo de Saint-Sauveur partageaient leur heure de dîner pour se rencontrer, échanger, vivre leur quartier.

Ensuite ce fut le secondaire, Marguerite-Bourgeoys, école pour filles encore une fois, aujourd’hui école primaire, avant c’était un endroit pour les grandes, oui, celles qui dans leur cours de couture trichaient avec les longueurs de leurs jupes, celles qui à côté du clocher découvraient leur sentimentalité.

Puis Cardinal-Roy devint mixte, madame Michelle s’en alla près de Victoria, ce fut alors la découverte de l’amour, et le renforcement de son attachement pour Saint-Sauvé. Ainsi…

Une vie à y aimer. Y enfanter. Y donner. Y demeurer.

Un immeuble à soi des échanges une famille des apprentissages et puis. Encourager les petits commerces locaux s’ennuyer des pâtes fraîches de la pâtisserie St-Albert rue Marie-Louise découvrir des nouveaux endroits se réjouir d’entendre son cœur qui bat et puis.

Du haut de sa douce ancestrale maisonnée, raisonner sur ce qu’il y a à améliorer sur ce quartier les taxes cessez de trop augmenter et ne serait-il pas bon de sentir davantage de verdure de ne faire qu’un avec la nature madame Michelle elle aime se promener voir son quartier évoluer les chez-soi rénovés les efforts accumulés les gens respirer leur Saint-Sauvé mais non il faut encore plus respirer.

Respirer comme on l’a toujours fait au parc Dollard, un parc d’histoire qui s’améliore et qui recèle de souvenirs de mélancolie belle de folie.

Reste que si l’on passe la porte de nos maisons de nos logements il y a des cours cachées des espaces clos de verdure de quiétude de tranquillité qui nous poussent à s’aimer mais… jamais assez.

Saint-Sauvé avec toi on peut tout faire à pied madame Michelle te donne cette qualité on est près de toi on est indépendant de l’extérieur on peut se suffire juste à nous deux mon Saint-Sauvé je te le jure même quand je pars travailler que je te quitte pour la Haute-Ville je ne te trompe pas mon cœur est avec toi et en redescendant les marches jusqu’à toi je ne crois pas que je pourrais te quitter.

Après tant d’années.

T’es un peu mon équilibre oui et je crois qu’on est beaux ensemble et avec tous les autres on va t’élever mon quartier, on va t’élever au rang des Dieux tu le mérites tu as travaillé fort et nous tes sujets nous tes Saints-Sauvés…

Regarde, regarde madame Michelle comme elle est belle.

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Saint-Paumé

J’connais un endroit à Saint-Paumé
Tu peux t’gâter sans te ruiner

 

ChocolatsJ’t’allée m’acheter du chocolat
Des marques qu’on connaît pas
Mais pas grave c’tait bon pareil
Ça m’a réchauffée après j’t’ais un peu plus contente d’être une Saint-Paumée

 

 

Glue

Tu peux aussi acheter d’la glue comme dans l’temps
Y a un présentoir à loupes
Des accessoires pour fumer illégalement
Pis des étuis à cellulaire avec des poissons d’dans

 

 

J’me suis aussi acheté deux films
Pis j’vous jure leur sélection est digne de Criterion
Les films y font semblant qui sont neufs mais y marchent pareil
Pis non j’ai pas d’photo parce que j’me faisais regarder pis j’tais gênée

 

Vêtements

J’vous rassure on y vend aussi du linge
Y a d’quoi se donner un beau style de Saint-Paumé
C’est vraiment plus beau qu’le linge du Dollo
Pis en fouillant là d’dans tu t’sens Dora

 

 

BouffeY a des choix louches de bouffe —–>
Des sacoches zébrées des rideaux fancy
Des horloges religieuses qui flashent avec des miroirs intégrés
Histoire que tu te r’gardes prier

 

 

Si tu veux y aller c’est quasiment tout l’temps ouvert
Là-bas on discrimine personne avec son horaire
C’est abordable pis plein d’mystère
Escomptes Fortin-Michaud j’te promets on va s’revoère

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Quand John dort Pocahontas chante

Rentre dehors dans l’hiver de février
Le cerveau encore lourd des vapeurs de Morphée
Enroule un serpent-foulard autour de ton cou contrarié
Le marchand de sable a manqué de stock tes yeux sont décollés

Ouvre la porte mange la neige avec tes pieds
Va voir la rivière c’est juste à côté
La nuit sa sagesse te caresse de promesses
Avance mais faut quand même rester

Pense pas que t’hallucines
Pocahontas est bien là chantant les couleurs du vent
Sur la Saint-Charles même pas gelée
Elle pagaie gaiement c’est une authentique Saint-Sauvée

Papa t’a dit que Pocahontas était à Valcartier je sais
Mais Pocahontas elle sait toujours où t’es
A te suit pour te rappeler que les arbres faut leur parler
Des fois tu les cherches eux ils sont pas là mais leur arbre lui il est enraciné

Pis si tu regardes encore tu peux voir les enfants leurs parents tourbillonner dans l’vent
En arrière en avant du canot dans leurs rires on voit des berceaux
C’est les parents d’à côté les enfants du Saint-Charles qui célèbrent
Leur évasion flotte sur l’eau et de terre deviennent charnel

Pis à la frontière de Vanier on voit leurs marraines qui pleurent
En cachette. Grâce Joseph et Pitié
Va pas les consoler
Elles sont là pour pas s’faire oublier

Pis oui le reflet dans l’eau c’est bien le ciel allumé
Tes couleurs préférées qui protègent ta cité
Les écureuils jouent à la tag les poubelles ils ont laissées
Les avions ont cessé de crier parce que

Sur l’eau d’la Saint-Charles
Pocahontas veille
John dort

Pis c’est l’temps de s’parler
Pis c’est l’temps de s’rappeler

La rivière qui attend que John s'endorme

La rivière qui attend que John s’endorme

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Monsieur Pigeon

Monsieur Pigeon

Photo : Andréanne Wahlman

31 décembre 2014, Paris. Centre Pompidou.

Cet homme, solitaire, aigri par les années grises parisiennes. Aigri par l’amas de touristes capturant avidement l’air ambiant, emprisonnant des instants de fausse lumière, creusant des rides de colère sur une âme en quête d’union avec elle-même.

Et ces pigeons.

Des centaines, descendant en haut montant en bas pour un coup de bec; leur digestion, sa providence.

Sa providence.

Providence de cet homme, voûté, penché, lançant allègrement des amas de grains parmi une population aérienne en quête d’une survie douce, pure, volatile, éternelle. Cet homme, monsieur Pigeon.

Et cette jeune fille, là, tout près. Trop près. Cette jeune fille, apeurée, se questionnant l’espace d’un instant sur la raison du pourquoi d’apostropher un être aussi innocent qu’elle, c’est percutant d’intolérance de sauvagerie de désillusion mais tant pis. Cette jeune fille, reprenant alors son sourire pictural, ignora la détresse d’une cicatrice ballotée dans les méandres de l’architecture laide de Pompidou, l’ignora au nom de sa foi, au nom de son média.

– Jeune fille, c’est sa providence, et il ne t’a pas invité à y participer. Va.

– Il est au Centre Pompidou, sa providence est un spectacle, il ne peut se sauver de nous.

Certes.

Ainsi, devant cette évidence pourtant éventrante, je tendis à l’homme un billet d’avion, un accès à sa libération.

Paris – Saint-Sauvé.

Car oui, je t’ai trouvé un endroit monsieur Pigeon. Un endroit où tu pourras valser sous les oiseaux, panser ton cœur de cris bestiaux, et je te promets ils vénéreront ta solitude, dépendront de ta quiétude, te serviront d’amour et d’attention de par leur altitude.

Et je te promets l’amas de touristes parisien n’y sera pas, tu seras coin Saint-Vallier/Bagot, place du Memorial, tu honoreras le souvenir des morts en leur offrant le silence de ta providence.

Ils te tiendront compagnie dans leur inertie tu n’auras pas à ressentir leur méfiance leur jugement la lourdeur ni même ta souffrance.

Toi, les pigeons, notre mémoire.

Ici on t’offrira l’effacement que tu désires, ici on te laissera vaquer à offrir un spectacle de beauté sans le percer, ici je te promets on donne de l’attention à ceux qui en demandent, à ceux qui passent leurs journées à en quémander, il y a tellement d’outils aujourd’hui pour y arriver, mais toi, oui toi, dans les endroits pigeonnaux de Paris, tu ne peux y arriver l’attention se porte sur toi comme une fatalité, mais à Saint-Sauvé, je te promets, ce stationnement cet instant cet oasis je te céderai, c’est un quartier défavorisé mais altruiste, les gens ont le droit de t’ignorer.

Viens en mon enceinte nourrir les pigeons tu marcheras voûté tu avanceras lentement les voitures de Saint-Vallier te laisseront passer les gens se rendront au Renard et la Chouette déguster leurs amitiés les poussettes continueront de rouler malgré des regards émerveillés et toi… Toi, tu resteras au pied du Memorial admirer ton œuvre, admirer ta progéniture de cœur et à eux… À eux je leur dirai de te laisser, oui de te laisser aimer de te laisser te suffire et les selfie sticks seront prohibés les comptes Instagram oubliés oui, il ne sera question que de

Toi, les pigeons, et l’immensité.

Mon Saint-Sauvé viens me rejoindre que je te redonne espoir en l’humanité.

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Nous sommes des Saint-Sauvés

Je suis Saint-Sauvé
Sauvé du cœur de l’âme par les organes réchauffés
Sauvé par le feu par la solidarité
Sauvé par Champlain qui nous a tchoké
Sauvé oui thanks a lot parce que
Nous autres on est ben en bas
On y protège l’authenticité de vos murs
Avec les falaises de nos corps
Avec les prières de nos ancêtres
Pis avec notre belle misère

Je suis Saint-Sauvé
Sauvé par les enfoncements d’marais
Sauvé par le ch’min d’nos récollets
Sauvé par Gérard par Jos Dion par madame Verret pis ses poéssons
Sauvé par nos églises que vous détruisez à coup d’logements fancy
On en veut pas d’vos esti d’condos
On est ben dans nos apparts qui craquent
Collés les uns su’é autres on se superpose
C’est l’Tetris des corps qui s’entendent s’aimer

Je suis Saint-Sauvé
Sauvé par les pigeons place du Memorial
Sauvé par Pocahontas pis sa rivière qui nous chante
Sauvé par Saint-Charles alias le Père Lachaise
Sauvé par l’entièreté des continents qui trippent leurs restaurants
Sauvé par Cœur de mailles Cœur de loup nous on a du coeur
Pis même su’l’parking laite du Latulippe
J’sens l’amour dans tes tripes

Je suis Saint-Sauvé
Saint-So
Saint-Sauveur
Mon quartier
J’aime ça t’coller colle-moé on va s’aimer on va s’en câlisser
Viens m’faire l’amour qu’on leur chie des Durocher
Viens m’faire l’amour pis promets-moé
Qu’tu vas pas oublier qu’Ludivica on en veut po
Parce que nous autres on s’a
Des sauvés dans un monde de sauve on est tout sauf les autres

Nous sommes
Des Saint-Sauvés

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Parce que Saint-Vallier c’est la plus romantique

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Pratiquement chaque jour je foule son corps empreint d’histoires, de paroles et de regards
Pratiquement chaque jour j’la parcours d’ouest en est
Pis j’la regarde comme on regarde un chez-soi pas beaucoup étranger
Pourquoi, je sais pas, peut-être parce qu’on se ressemble
On aime les vagues, les longs chemins qui mènent quelque part

Je sais pas trop
Mais on s’en fout

Parce que Saint-Vallier c’est renouer avec la vie
Se défaire de l’impression d’être stagnant pis incapable
Marier l’instant présent
Cet instant qui m’dit de m’évacher de tout mon être en son sein
De pas r’garder plus loin
Parce que anyway j’peux pas j’vois pas
J’suis là
Pis j’me dois d’écouter
La laisser me porter dans ses bras
La laisser m’étourdir m’apaiser au risque d’en dégueuler

Saint-Vallier
Les Récollets y l’ont construite pour nous je l’sais
Ils ont pris bien leur temps de contourner les marais
Pour pas qu’on s’enfonce dans notre complaisance acquise
Pour qu’on tourne qu’on roule ensemble
Pour qu’on laisse le soin à ses formes plantureuses de servir la passion pis la douceur
Pour qu’on y laisse le soin de m’trancher l’âme chaque fois que je découvre son corps
Un rassemblement de membres de microcosmes disparates
Un tout d’une parfaite imperfection
Qui me puise de l’eau de l’âme
Qui m’fait étaler mes larmes sur elle
Qui rend tangible notre réel

Oui ça m’arrive de regarder à côté
De regarder les autres de nous comparer
De regarder Simon-Napoléon-Parent
D’le conjuguer à tous les temps
D’me dire fuck le majestueux vert de fraîcheur joyeux respirant inspirant
Amoureux même
Pis à nouveau j’la regarde elle, oui elle, ma tortueuse
Pis en m’repliant l’intérieur à deux mains j’me dis que
Non
Non parce que Saint-Vallier ben
Ça se calcule pas
Ça se conjugue pas
Pis ça se compare pas

Pis je l’sais des fois a fait chier la Saint-Vallier avec ses détours caves
Mais si tu y penses ben comme du monde
C’est tellement mieux qu’une rue straight dont tu vois le boutte
Pis dont t’as tellement le temps de t’imaginer la suite
Sans surprises
Saint-Vallier c’est des petits objectifs à la fois
Elle sait prendre son temps
Elle sait nous attendre pis nous surprendre

Pis toute ça
Toute cette mélodie planante de l’instant
Ça s’envole quand j’descends
Quand je tourne sur Charest
Que Saint-Vallier est là derrière
Elle est plus là
Mais c’est encore doux
Comme le coton ouaté de grand-papa quand y sort d’la sécheuse
Mon cœur il sourit quand même parce qu’y sait que
D’la chaleur de coton ouaté à grand-papa
Ben
Y en aura d’autres
Pis ça m’aide à traverser Charest
Sa froideur
Son défilé crade d’automobiles affamées
Pis je sais que je vais la retrouver, ma Saint-Vallier
Parce que je l’aime d’un amour non pas tragique
ni même typique.

Parce que Saint-Vallier c’est la plus romantique

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Martine déménage

MartineDepuis sa naissance, Martine avait habité Sillery. Un beau quartier avec de grands arbres qui sentent bon la verdure. Il y avait aussi beaucoup d’enfants avec qui elle pouvait s’amuser dans les rues de son quartier. Elle aimait beaucoup son amie Laura, parce qu’elle avait une grande piscine avec un plongeon. La maison de Martine avait un grand terrain où Patapouf pouvait courir et jouer en toute quiétude. Martine était comblée! Un jour, maman et papa expliquèrent à Martine qu’ils devaient vendre la maison.

Martine pleura. Elle ne voulait pas quitter Sillery. Elle aimait sa rue, ses amis. Patapouf montra également son désaccord. Maman tenta de les consoler en leur expliquant qu’ils allaient habiter dans une très très grande maison avec plusieurs petites maisons à l’intérieur : un appartement. Ils allaient vivre avec d’autres gens, et ça allait être plaisant!

Vint alors le jour où Martine dit au revoir à son quartier. La voiture de papa se dirigeait vers leur nouvelle demeure. Les rues étaient étroites, il y avait des fils électriques dans les airs, les maisons étaient toutes serrées les unes contre les autres. Les gens étaient vieux, il n’y avait pas beaucoup d’enfants. Martine n’aimait pas son nouveau quartier.

Papa lui expliqua que c’était le quartier Saint-Sauveur. Un vieux quartier avec beaucoup d’histoire. Il lui dit que c’était un quartier gentil, qui avait accueilli des centaines de gens victimes d’un incendie, et que c’était comme ça qu’il s’était développé.

– C’est comme Pacha ton toutou, Martine. Ce quartier peut te sembler laid et plein de défauts, mais quand on s’y attache, on trouve que c’est le plus beau.

Au fil des jours, Martine découvrit malgré elle son nouveau quartier. Papa montra à Martine la belle rue qui sillonnait le quartier, Saint-Vallier. Martine a même vu un cheval passer! Elle était charmée. Ensuite, maman l’amena à ses premiers cours de danse à l’École de danse de Québec. Martine adorait ça! Papa montra même à Patapouf le grand parc Victoria où il pouvait courir et s’amuser avec d’autres chiens. Martine aimait beaucoup l’y emmener, car elle croisait toujours en chemin de gentilles personnes qui s’arrêtaient pour câliner Patapouf.

Martine se sentait donc de mieux en mieux dans son nouvel environnement. Elle apprit la richesse propre à Saint-Sauveur. Elle apprit à vivre dans cette petite communauté qu’est un logement, et s’émerveilla devant tous les petits commerces qui poussaient comme des champignons. Elle se sentait en sécurité dans les petites rues étroites et aimait aller se cacher dans la grotte de Jésus pour y lire ses histoires préférées.

Elle avait beaucoup de fierté quand elle disait qu’elle habitait Saint-Sauveur, et quand ses petits amis lui disaient que c’était le quartier le plus pauvre de la ville et que les gens y étaient les moins scolarisés, elle ripostait, du haut de sa grande sagesse acquise à l’école Marguerite-Bourgeoys : « Saint-Sauveur, c’est pas juste ça. C’est la richesse. La richesse du partage, de l’authenticité, de la diversité, et de la possibilité. Saint-Sauveur, c’est mon quartier, pis je l’aime. »

(P.-S. – Oui, Martine est cute de même dans’ vie pis non est même po cliché eille)

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